
GLASS HAMMER - THE INCONSOLABLE SECRET
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CD1 . . . . . . .40:04 1. A Maker Of Crowns 2. The Knight Of The North CD2 . . . . . . .58:21 1. Long And Long Ago 2. The Morning She Woke 3. Lirazel 4. The High Place 5. Morrigan's Song 6. Walking Toward Doom 7. Mog Ruith 8. Through A Glass Darkly 9. The Lady Waits 10.The Mirror Cracks 11. Having Caught A Glimpse |
Musiciens - Fred Schendel: claviers, guitare électrique, steel guitar, chant - Steve Babb: claviers, basse, chant - Walter Moore: guitares, chant - Susie Bogdanowicz: chant - Matt Mendians: batterie Musiciens additionnels: Sarah Snyder: Soprano vedette, Bethany Warren: chant et chorale, Flo Paris: chant, Eric Parker: guitare acoustique, Laura Lindstrom: chant, David Carter: guitare format: CD double • Arion Records # SR1320 date de sortie: 12 juillet 2005 Le site web officiel de Glass Hammer à: http://www.glasshammer.com |
Glass Hammer est un remarquable exemple de ce style musical qu'on peut surnommer «rock progressif symphonique avec accent sur les claviers» et l'un des meilleurs groupes progressifs américains contemporains. Originaire du Tenessee, un endroit plus connu pour son Grand Old Opry et Elvis, Glass Hammer est un groupe qui a souvent produit d'excellents albums concept, dont l'album de 1993, Journey of the Dunadan et celui de 2001, Middle Earth album, qui sont évidemment basés sur les écrits de Tolkien, leur sublime album de 2002, Lex Rex, qui explore une thématique romaine, et l'album de cette année, qui se concentre sur un thème basé sur la vieille Angleterre médiévale.
Et pour consolider leur position actuelle dans le monde de la musique progressive, nul autre que Roger Dean lui-même, reconnu mondialement pour ses concepts des pochettes d'albums de Yes et de Asia, a créé le «artwork» de cet album, et leur a aussi créé un nouveau logo. Ce magnifique album en carton à trois pans est typique des meilleures oeuvres Dean-esques de paysages mythiques et exotiques.
Voici donc un album double, avec près de 100 minutes de progressif saisissant, produit et composé par Fred Schendel et Steve Babb. Vous trouverez une section spéciale sur le disque 1, accessible par ordinateur, dans laquelle il y a les paroles et textes de l'album, une vidéo en MPEG des sessions d'enregistrement de Inconsolable Secret et un texte/poème de Steve Babb intitulé «The Lay of Lizarel». Du matériel bonus génial.
Une chose importante à mentionner, beaucoup de gens considèrent Glass Hammer comme faisant partie du mouvement «Christian Rock», mais leur message ecclésiastique si l'on peut dire, n'est pas aussi exubérant que celui de Neal Morse l'ancien leader de Spock's Beard (que j'admire toujours, mais dont les textes ultrareligieux sont quasi-embarassants). Souvent, cela a pour effet de désintéresser certains, mais Glass Hammer ont toujours eu une bonne balance, respectant leur croyances tout en évitant de prêcher la bonne parole de façon zélée et fondamentaliste. Voici un extrait d'une entrevue récente avec Steve Babb à ce sujet: «GH n'est PAS un groupe chrétien. On me demande la question sans cesse. Tout simplement, les membres de GH sont chrétiens, et j'écris beaucoup de nos textes basé sur des thèmes chrétiens. Je crois que j'ai fait cela de façon à ce que les fans laïques ne soient pas embêtés. Mais à l'instar de beaucoup de groupes chrétiens un peu trop rigides dans leur foi, j'ai écrit des textes sur des sujets aussi variés que des lutins nauséabonds (“No Crown For Balin”), des extraterrestre qui communiquent avec nous à l'aide de vieux albums prog (“Chronometree”) et des chevaux qui aiment la chair humaine (“Run, Lissette”). Vous voyez?»
Extrait d'une entrevue sur www.popthought.com avec la généreuse permission de Amy Sturgis.
Parlons donc de l'album. Le CD 1, intitulé The Knight, est composé de deux pièces, qui jouent dans les 40 minutes. la preière pièce A Maker of Crowns commence avec une intro au piano qui mène au son classique du Hammond B3 de Fred Schindel, avec un beau son d'arrière plan aux mellotron... aaah, les mellotrons! Cela marque la mélodie-thème de l'album, reprise souvent, une mélodie magnifique, très accrochante, qui vous restera dans la tête! À mi-chemin dans cette pièce, un solo à la ELP tout simplement du tonnerre. La seconde pièce, intitulée The Knight Of The North commence avec une intro au violon très médiévale, suivi de ces thèmes inspirés par ELP aux claviers, de belles interludes à la guitare qui nous rappellent quelque-chose pris de l'album Lamb de Genesis, puis une partie de piano honky tonk, le tout finissant avec une chorale majestueuse, qui vous donnera des frissons, chantant en latin, sans blagues!
Le CD 2, intitulé The Lady, est composé de 11 pièces, qui totalisent environ 58 minutes. Tout au long de ce CD, les éléments orchestraux sont bien plus en évidence, incluant un trio de cordes et de nombreux chanteurs, donnant une profondeur inégalable à cette partie de l'album. La première pièce, Long And Long Ago, commence sur une intro au piano nous rappelant le Concerto de Varsovie de Addinsell, d'excellentes mélodies à la guitare sur cette pièce. Le troisième morceau, Lirazel a cette mélodie délicate de tambourines médiévales, chantée par l'inimitable Suzie Bogdanowicz. Le compositeur Howard Shore serait vraiment fier d'entendre la quatrième pièce The High Place ! Chantée en Elvish (non... vraiment!), cette pièce comprend l'orchestre symphonique à plein régime, la chorale éthérique et la flute celtique, un morceau qui aurait facilement sa place sur la trame sonore du Seigneur des Anneaux! Morrigan's Song a aussi une thématique médiévale, passant d'une mélodie enjouée à un passage sombre, suivi d'une autre pièce à la Tolkien, intitulée Walking Towards Doom. Quel choc temporel lorsqu'on passe à la pièce Mog Ruith, un formidable solo au Hammond B3/mellotron/piano, très agréable et intense. Retournant aux interludes orchestrales avec The Lady Waits et The Mirror Cracks, pour évidemment conclure cet album de façon grandiose avec la pièce Having Caught a Glimpse, qui comprend un savant mélange orchestral, vocal et symphonique.
Une qualité de production saisissante tout au long de cet album, incluant les brillants textes écrits par Steve Babb et les arrangement musicaux impeccables. Cet album est de loin leur plus élaboré et accompli. Des mélodies qui vous feront frissonner, de brillants solos, des belles compositions qui offrent un tout très bien balancé... l'évolution de Glass Hammer avec cette épopée les amènent un cran plus près de la perfection! C'est l'un de ces albums qui vous accrochent instantanément et que vous écouterez à répétition. The Inconsolable Secret est une oeuvre immensément captivante et divertissante de la part de ces formidables raconteurs/compositeurs/musiciens!
Mon évaluation de The Inconsolable Secret : 9/10
(album écouté et évalué par Robert Dansereau - 5/9/2005)