THE FLOWER KINGS - PARADOX HOTEL

CD1 (room 111) . . . . . . .73:04
1. Check In (Bodin)
2. Monsters & Men (Stolt)
3. Jealousy (Stolt)
4. Hit Me With A Hit (Stolt)
5. Pioneers Of Aviation (Stolt)
6. Lucy Had A Dream (Bodin/Stolt)
7. Bavarian Skies (Bodin/Stolt)
8. Selfconsuming Fire (Stolt)
9. Mommy Leave The Light On (Stolt)
10.End On A High Note (Stolt)

Le site web officiel des Flower Kings à:
www.flowerkings.se
CD2 (room 222) . . . . . . .63:11
1.Minor Giant Steps (Stolt)
2.Touch My Heaven (Bodin)
3.The Unorthodox Dancinglesson (Stolt)
4.Man Of The World ( Reingold/Stolt/Bodin)
5.Life Will Kill You (Fröberg)
6.The Way The Waters Are Moving (Bodin/Stolt)
7.What If God Is Alone (Reingold/Stolt/Fröberg)
8.Paradox Hotel (Stolt/Bodin)
9.Blue Planet (Stolt)

Musiciens: Roine Stolt: guitares,chant • Tomas Bodin: claviers, chant • Hans Froberg: chant, guitares • Jonas Reingold: basse, guitare acoustique, chant • Marcus Liliequist: batterie, percussions, chant • Hasse Bruniusson: Marimba & percussions variées.
Format: CD double • InsideOut # SPV 48872 DCD • Date de sortie: 28 mars 2006

La suite tant attendue de l'album Adam & Eve de 2004, Paradox Hotel, est un changement majeur côté style pour les Flower Kings, un retour à l'époque glorieuse des Retropolis, Stardust We Are et Flower Power; du progressif symphonique exubérant, avec des mélodies sublime, qui intègre les éléments de symphonique classique avec les thèmes progressifs contemporains. Le résultat est un album simplement phénoménal, parmi leurs meilleurs!

Le premier CD, intitulé Room 111, commence avec la pièce Check In, sur laquelle on entend les narrations d'une base de lancement de véhicule spatial, et conclut avec le son d'un tournoi de ping pong, un petit clin d'oeil à la pièce The Rhythm Of Life de l'album
Retropolis. La pièce suivante, Monsters and Men, est une épopée majestueuse, digne des meilleures compositions de TFK, commençant avec une belle mélodie au grand piano, et monte le ton avec un thème accrochant, une musique harmonieuse qui évoque les meilleurs moments de l'époque de Retropolis et de Flower Power, les harmonies vocales offertes par Roine et Hasse sont émouvantes, et même si l'excellent Daniel Gildenlow ne fait plus partie du groupe, son absence n'est vraiment d'aucune conséquence, car le son du groupe est encore plus exubérant, plus «copieux», tel que décrit par Roine! Tomas Bodin est sensationnel au grand piano, et le son d'orgue d'église est tout simplement grandiose, vous en aurez la chair de poule. La conclusion de cette pièce épique de 22 minutes est époustouflante... ça va être incroyable à voir en spectacle! Jealousy est une belle ballade toute en douceur avec des paroles bien pensées. Hit Me With A Hit est une pièce enthousiaste avec une mélodie très accrochante et des percussions dynamiques... un nom prédestiné car cette pièce pourrait facilement se retrouver à la radio. Pioneers Of Aviation retourne au thème principal de l'album, réarrangé pour en faire une introduction instrumentale solenelle, montant le ton en une pièce dynamique avec de beaux passages aux claviers de la part de Tomas, une section très rythmique avec des passages à la basse saisissants de Jonas, absolument génial! Lucy Had A Dream explore l'admiration que Roine a pour les Beatles, une composition avec un thème très «fab four», chantée par Roine, et se terminant avec une atmosphère carnavalesque. Bavarian Skies est une composition un peu bizzare, portant sur un ancien nazi qui vit ses derniers jours au Paradox Hotel, une pièce nostalgique et un peu sinistre. Selfconsuming Fire est une pièce accrochante chantée par Roine, qui débute avec une douce intro à la guitare acoustique, et monte le ton jusqu'à un thème très intense, une puissante composition avec un solo de guitare époustouflant de Roine. Mommy Leave The Light On est une ballade mélancolique et touchante, avec des paroles nostalgiques, la pièce la plus feutrée de l'album. End On A High Note fait justement celà... une pièce enthousiaste avec de belles harmonies vocales et une mélodie brillante et une conclusion adéquate à cet excellent «premier étage».

Le second CD, intitulé Room 222, commence avec Minor Giant Steps, chanté par Hasse, une pièce exubérante, avec un rythme qui vous fera taper du pied, et un travail impeccable à la guitare. Touch My Heaven est une composition tranquille avec un thème Beatle-esque qui ramène plusieurs thèmes des pièces précédentes. Unorthodox Dancinglesson, quoique Roine l'ait écrite, est totalement imprégnée par le génie de l'inimitable Hasse Bruniusson, sa contribution à cet album, une pièce RIO farfelue où l'on trouve des percussions délirantes et des changements de rythmes inimaginables, se terminant dans un crescendo chaotique d'instruments. Man Of The World est une pièce rythmique et captivante, avec de brillants passages de moog,et une trèsa belle mélodie. Life Will Kill You est similaire à la pièce précédente, avec la voix grandiose de Hasse et une mélodie charmante. The Way The Waters Are Moving est une ballade délicate, très relaxante. What If God Was Alone met en vedette de merveilleux passages inspirés de la part de Hasse. Puis enfin, la pièce éponyme de l'album, Paradox Hotel est une composition brillante et très accrochante, un des points forts de cet album, qui fait place à la dernière pièce de l'album, Blue Planet, commençant avec une douce intro qui ramène le thème de Monsters And Men de façon majestueuse et théâtrale... une conclusion royale à cet album... écoutez les toutes dernières paroles de cette pièce, chantées par Roine, celà vous laissera songeur.

Un album impeccable, très fluide d'une pièce à l'autre, une balance parfaite de compositions et absolument aucunes pièces de «remplissage» sur ces deux CDs. Qualité de production exceptionnelle, combinée aux brillantes compositions et à la virtuosité de ces géants de la musique progressive et vous avez l'un des meilleurs albums des Flower Kings, et définitivement un candidat potentiel pour le meilleur album de l'année. Contrairement à
A & E, pour lequel j'ai eu un peu d'hésitation, Paradox Hotel m'a accroché instantanément, avec ses airs faciles à fredonner, ses belles mélodies, et certains passages qui sont parmi les plus extraordinaires jamais écrits par TFK. L'album met bien en évidence la voix majestueuse de Monsieur Fröberg, le jeu de guitare saisissant de Roine, et un jeu de clavier des plus somptueux de la part de Tomas. Je recommande cet album avec enthousiasme, Paradox Hotel est vraiment l'un des meilleurs exemples de la musique progressive contemporaine. Un incontournable pour tous les fans des Flower Kings.

Mon évaluation de
Paradox Hotel : 9.1/10(album écouté et évalué par Robert Dansereau 16/4/2006)


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