SECTION ARCHIVES - 2005

CRITIQUES ET COMPTE RENDUS DES SPECTACLES À MONTRÉAL (et un peu partout ailleurs!)
Voici la section des archives des revues de spectacles depuis 2004.
2 décembre 2005
Jane Siberry au Club Soda
Bon, hé bien, c'est pas vraiment du prog, mais le merveilleux spectacle que j'ai vu dimanche dernier, le 11 décembre au Club Soda à Montréal était définitivement progressif. Quelle est la définition de progressif? Progressif: adj. 1. Qui suit une progression; qui avance 2. Qui évolue peu à peu; qui change graduellement, qui s'améliore.
Jane Siberry est tout cela et bien plus. Une artiste révolutionnaire, une musicienne originale qui n'a pas peur de s'aventurer bien au delà des frontières et des convenances, qui ose essayer des nouvelles choses, des nouveaux concepts, une des artistes des plus innovatrices que j'ai eu la chance de voir depuis bien longtemps. Essayer de décrire son style musical est une épreuve en elle-même, mais on peut dire qu'elle est reconnue pour son genre folk un petit peu bizzare, qu'on peut décrire comme un mélange d'éléments de Kate Bush, Joni Mitchell et Laurie Anderson.
Le spectacle lui même était tout en simplicité. Thomas Hellman présentait la première partie de cette soirée. Un excellent artiste folk avec une voix chaleureuse et rauque, et une maîtrise impressionnante de la guitare acoustique et du banjo. Sa prestation d'un peu plus de trente minute était une parfaite introduction au spectacle, ses compositions brillantes et ses textes songés ont donné le ton à la soirée.
Après une entracte de vingt minutes, Jane arrive sur scène, accompagnée des sons de l'eau et de la nature. Une scène très basique, juste une guitare électrique Fender et un ampli, une guitare acoustique Takamine et un piano électronique Yamaha. Elle a débuté avec Paddle my Canoe, et a joué de nombreuses nouvelles pièces, ainsi que ses classiques tels que Let Go Let Go, In My Dream, If I Ever See Mark Benson, She's Like The Swallow, Begat Begat, Take Me To My Tent et The Taxi Ride. Accompagnée à certaines occasions par des bandes de fond pré-enregistrées, Jane passait avec fluidité de la chanson au poème, aux histoires et au badinage de façon délicieusement déconcertante!
Ses paroles viennent du coeur, remplies d'émotions pures. Ses poèmes et histoires sont un mélange de ses expériences, ses passions et ses intérêts. Elle a le talent de vous faire rire aux éclats à certains moments avec des remarques telles que «savez-vous que le mot Presbyterians est un anagramme de Britney Spears» et à d'autre moment, toucher votre coeur avec des chansons émouvantes comme The Taxi Ride. L'audience de 100 personnes était très enthousiaste, totalement captivée par la brilliante performance de Jane. Une équipe vidéo filmait le spectacle, et j'ai aidé avec la portion audio, en capturant sur mon G4 un enregistrement digital directement de la console, pour ce qui pourra prochainement devenir un futur projet de DVD, on espère... À la fin de la soirée, Jane s'est mêlée à la foule, autographiant des CDs et parlant avec ses fans, jusqu'à ce que tout le monde soit parti.
Et je n'ai pas encore parlé du genre de personne qu'est Jane Siberry. Un ange. Elle semble avoir une aura de pur bonheur autour d'elle, et comme je l'ai remarqué au cour du spectacle, elle a une facilité à communiquer ce bonheur aux gens grâce à ses mots et sa douceur. Une personne généreuse et captivante, on ne peut qu'être touché par sa candeur, sa simplicité et sa gentillesse. Cette grande artiste internationale, lauréate de nombreux prix va recevoir le prix Victor Lynch-Staunton cette année, pour l'ensemble de son oeuvre musicale à titre de compositrice canadienne. Et qui peut oublier son extraordinaire album de 1985, The Speckless Sky, qui a atteint le plateau du disque d'or. Jane a une politique incroyablement généreuse au sujet de sa musique... quand vous lui demandez combien sont ses albums, elle vous répond «payez ce que vous croyez que ça représente pour vous» et la même politique va pour ses pièces musicales sur le web, basée sur le système d'honneur, vous pouvez payer le tarif courant de 99 cent la pièce, ou payer plus tard, ou ne rien payer du tout (un cadeau de Jane).
Ce fut vraiment un plaisir de rencontrer cette personne extraordinaire. Une magnifique soirée, vraiment inoubliable. La prochaine fois qu'elle est en ville, n'hésitez pas à aller voir son spectacle, vous en aurez pour votre argent et encore plus! Un gros merci à Mark Morrow de M+E Production d'avoir organisé ce spectacle avec Jane Siberry à Montréal.
"And their foreheads looked different..." (Jane, au sujet de la jeunesse d'aujourd'hui) http://www.sheeba.ca/

texte par Robert Dansereau 12/12/2005
27 novembre 2005
The Musical Box au Centre Bell
The Musical Box a peut-être réussi l'un des plus grands exploits pour un groupe hommage, réunir une foule de plusieurs milliers de personnes dans un grand auditorium et recréer à la perfection l'atmosphère des grand spectacles des années 70 du groupe auquel ils rendent hommage . Ils ont réussi à ramener la musique progressive classique en force au centre Bell devant une audience enthousiaste. En ce froid vendredi du mois de Novembre, il y avait une passion enflammée au temple des Canadiens de Montréal.
Notre soirée a commencé au Ye Olde Orchard Pub & Grill, au 1189 De La Montagne, près du Centre Bell, où nous avons rejoint un groupe d'amis. De bons moments au pub où les discussions captivantes, la bonne bière et la bonne bouffe étaient accompagnées de la musique de Genesis. À notre arrivée à l'auditorium, la première partie, offerte par le groupe Third Contribution, un groupe hommage à Shawn Phillips, était déja sur scène. Jean-Phillipe Gariépy était accompagné de Sophie Desrosiers au violoncelle et de Patrick Paré à la basse. Une belle interprétation de la part de ce talentueux trio, finissant comme à l'habitude leur court spectacle avec la pièce Woman.
Puis vers 20h45, The Musical Box arrive sur scène. La formation montréalaise est réputée pour la qualité de ses spectacles et est connue à travers le monde grâce à ses nombreuses tournées. Leur interprétation de la musique classique du groupe britannique Genesis est très bien rodée, et pour cause, ils ont joué au cours de leur carrière peut-être cinq fois plus souvent les spectacles de Selling England By The Pound et The Lamb que le groupe original. Et quelle interprétation majestueuse!
La célèbre spectacle de la tournée de The Lamb Lies Down On Broadway en 1975 a été reproduit dans les moindres détails, que ce soit les costumes et les maquillages, en passant par les décors, la narration du chanteur entre les pièces et bien sûr, la musique jouée avec une précision et une maîtrise impeccable. Et ils ont réussi encore une fois à recréer a la perfection l'atmosphère d'un concert de Genesis, un voyage dans le temps aux milieu des années 70, à l'époque de la dernière tournée avec Peter Gabriel au micro.
Peter Gabriel lui même avait mentionné après une prestation de Musical Box en Angleterre «Ils jouent mieux que nous l'avons jamais fait», et quel moment magique en février dernier à Genève en Suisse quand Phil Collins s'est assis derrière la batterie pour jouer avec The Musical Box la pièce du même nom. Un autre grand moment fut quand Tony Banks invita les membres du groupe au "Farm Studio" en Angleterre pour leur faire écouter les enregistrements originaux 24-pistes de Lamb, piste par piste, et leur permettre de découvrir de fines subtilités des arrangements musicaux, leur donnant l'opportunité de raffiner leur interprétation déja quasi-parfaite.
Le groupe a joué dans l'ordre, toutes les pièces de l'album classique de 1974: The Lamb Lies Down On Broadway, Fly On A Windshield, Broadway Melody Of 1974, Cuckoo Cocoon, In The Cage, The Grand Parade Of Lifeless Packaging, Back In N.Y.C., Hairless Heart, Counting Out Time, Carpet Crawlers, The Chamber Of 32 Doors, Lilywhite Lilith, The Waiting Room, Anyway, Here Comes The Supernatural Anaesthetist, The Lamia, Silent Sorrow In Empty Boats, The Colony Of Slippermen: The Arrival / A Visit To The Doktor / Raven, Ravine, The Light Dies Down On Broadway, Riding The Scree, In The Rapids, It et pour le rappel, les pièces Musical Box et Watcher of The Skies.
David Myers était de retour derrière les claviers, après avoir quitté le groupe depuis près d'un an. Sa maîtrise du répertoire musical de Tony Banks est vraiment parfaite, et sa contribution au spectacle du Centre Bell a fait lever la foule plusieurs fois, tels que les solos de In The Cage, The Raven et bien sûr, la majestueuse intro au mellotron de Watcher of The Sky. François Gagnon capture le jeu de Steve Hackett à la perfection, avec un solo empreint d'émotions pendant Hairless Heart, et son solo aléatoire pendant Waiting Room était hypnotique. Martin Levac, avec la voix de Collins, son sens de l'humour et son jeu de batterie féroce, donnait encore plus d'authenticité à la prestation du groupe. David Lamothe à la basse et à la guitare a fait honneur à Mike Rutherford avec son jeu imposant. Et finalement que dire de Denis Gagné, qui au cours des années, a réussi à capturer l'essence de Peter Gabriel avec une telle perfection, que ce soit ses manières, son élocution, sa façon de bouger sur scène, et bien sûr, sa voix... une performance saisissante et captivante. Denis a choisi de faire ses narrations en anglais pour ce spectacle, lui qui a l'habitude de faire ses narrations en français à Montréal, probablement parce que beaucoup de gens ont voyagé de loin pour voir ce spectacle, et aussi peut-être du fait qu'on était à l'ouest de la rue Saint-Laurent.
Tout y était pour faire de cette soirée un moment inoubliable; Feux d'artifices, fumée éthérique, décors impressionnants, les rétroprojections authentiques utilisées par Genesis pendant leur tournée de Lamb, et en particulier, l'immense foule qui a participé avec enthousiasme tout au long du spectacle. L'atmostphère était magique!
Parmi les moments forts de la soirée, il y avait le solo de claviers pendant In The Cage, j'en avait des frissons! La pièce Waiting Room, avec un «Evil Jam» simplement démoniaque. La pédale basse de David Lamothe qui faisait littéralement vibrer les murs du Centre Bell! Pendant la pièce The Musical Box, lorsque Denis Gagné dans son personnage du vieil homme, ouvre la fermeture éclair de son «body suit» noir, pour y révéler un chandail des Canadiens de Montréal, au grand plaisir de la foule! Le costume sensationnel du Slipperman! La conclusion grandiose du spectacle avec Watcher of the Skies, un grand favori des fans de Genesis.
Vraiment les seules choses que j'ai à reprocher sont que la réverbération dans l'auditorium et la séparation audio ont affecté quelque-peu le son, qui n'était parfait où nous étions (à la gauche de la scène, en bas), mais pour un spectacle du Centre Bell, l'audio était quand même supérieure à la moyenne, c'est toujours un peu difficile de balancer le son dans un auditorium si grand, les techniciens de son ont donc quand même fait un travail admirable dans les circonstances. Mais le moment le plus irritant de la soirée est losqu'un jeune blanc-bec de gardien de sécurité a eu un long et bruyant argument avec une personne derrière moi à cause d'une cigarette, me poussant même pendant l'argument. Autant que j'approuve avec enthousiasme les restriction anti-tabac du Centre Bell, le manque de diplomatie et l'impolitesse extrème dont ces jeunes gardiens de sécurité ont fait preuve n'avait simplement pas sa place à ce spectacle... j'ai trouvé cela totalement inacceptable, et cela a dérangé bien des gens un peu partout dans la salle pendant les meilleurs moments du spectacle.
À tous ceux qui n'ont pas encore eu la chance de voir The Musical Box en spectacle, n'hésitez pas! Je peux vous garantir que vous en aurez pour votre argent! Que vous soyez un fan occasionnel de Genesis où un passionné, vous ne serez pas déçu. Musical Box est bien plus qu'un groupe hommage, leur spectacle est une reproduction historique, fidèle en tout points, de ce qui a probablement été l'un des plus grands moments de l'histoire de la musique progressive. Ceux qui n'étaient pas nés, ou trop jeunes pour assister aux spectacles originaux de Genesis dans les années 70 ont une occasion en or de participer à l'atmosphère électrique, la sensation euphorique qu'on y trouvait.
Un grand merci à l'équipe de Groupe Gillett d'avoir organisé ce spectacle et on espère voir plus de groupes de musique progressive dans l'enceinte du Centre Bell.

texte par Robert Dansereau 27/11/2005
13 novembre 2005
Arena à Montréal et à Québec
Quand des groupes du calibre de Arena viennent à Montréal, c'est toujours un événement. Il n'y a pas assez de groupes progressifs de ce genre qui viennent à Montréal et notre petite équipe promotionnelle travaille fort à amener ces groupes en ville. Ce fut un privilège d'organiser un spectacle pour eux et ce fut un honneur pour nous qu'ils terminent leur tournée 10e anniversaire au Canada, une tournée de plus de 40 spectacles à travers le monde!
Les spectacles furent organisés par Capitale du Métal et Gilles Jr. Guillemette à Québec, et par ProgMontréal et Unicorn Digital à Montréal, une belle équipe de promoteurs qui, on espère, continuera à offrir beaucoup d'autres concerts dans les deux villes. Le groupe Arena est arrivé à Montréal en fin d'après-midi, la journée avant le spectacle. Jerry, Michel, Claude et moi ont été les chercher à l'aéroport Pierre-Elliott Trudeau, avec leur nombreuses valises et instruments pour les amener à leur hôtel. La circulation sur la 20 était atroce et on a été bloqués dans un embouteillage pendant près d'une heure, j'ai donc eu pas mal de temps de jaser avec Rob, Clive, John et Andy, qui étaient solidement tassés comme des sardines dans ma petite voiture! Enfin arrivés à l'hôtel St-Denis, nous avons invités les membres du groupe à un dîner au Bistro L'Addresse et on a discuté de tout, dont les projets cinématographiques de Rob Sowden, la bouffe et la bière en Angleterre, la visite de Nathalie chez ses parents, puis on a organisé un petit horaire pour le lendemain. Nathalie était toute heureuse de jaser en français, puisqu'elle est d'origine québécoise.
Le spectacle du 3 novembre à Montréal
Le spectacle du Medley mettait en vedette trois groupes: Sense, de la région de Québec, le groupe montréalais Hamadryad et Arena. Et même si nous avons fait de la promotion à la radio et dans les journaux, les ventes de billets ont été très modestes et il y avait à peine 200 personnes dans cette grande salle qu'est le Medley. Clive n'était pas déçu puisqu'il mentionnait qu'il y avait au moins deux fois plus de gens qu'à leur spectacle précédent à Montréal au Petit Café Campus. Mais c'était quand même pénible pour moi car un groupe tel qu'Arena devrait attirer un bien plus grande foule, et les faibles ventes de billet on fait bien du mal financièrement à nos partenaires... une production de cette envergure est très dispendieuse vous pouvez imaginer. Tant pis, comme ils disent en anglais... «the show must go on».
La journée commence vers 10h00 lorsque les membre du groupe et l'équipe technique s'affairent à préparer la scène et l'équipement pour les trois groupes. En premier, l'installation de l'écran (un machin en spandex pas mal flyé) puis la batterie de Mick et les claviers de Clive, ça a pris un peu de temps pour tout mettre en place et que toute cette technologie fonctionne, mais dès que les gars ont commencé leur sound-check, ça ne leur a pris que quelques minutes pour interpréter Witch Hunt, et après quelques morceaux de Sting par John Mitchell à la guitare, la pratique de Arena était terminée et ils ont pris un petit dîner et sont allés se reposer à leur hôtel. L'équipe de Hamadryad arrive vers 14h et s'affairent immédiatement à monter la batterie de Yves Jalbert, qui sera partagée par Danny Robertson de Sense. La pratique, d'une durée d'environ une heure, s'est déroulée de façon impeccable. Vers 15h, les membres de Sense arrivent et leur pratique se déroule sans encombres. Vers 17h30 tout était fini et nous étions prêts à ouvrir les portes pour 18h.
Vers 19h25, je présente le premier groupe de la soirée. Sense, de la région de Québec est composé de Matthieu Gosselin à la basse et au stick, Sylvain Laberge à la flûte et aux claviers, Danny Robertson à la batterie, François Bérubé au chant et à la guitare, et Stéphane Desbiens aux guitares et au chant. Leur style combine le prog symphonique agressif aux harmonies vocales folkloriques, avec une influence celtique à certains moments. Un des groupes les plus prestigieux de Québec, il ont à leur actif trois formidables albums, Madness (2002), Out Of Range (2004) et Stone In The Sky (2005). Leur set d'environ 45 minutes consistait des pièces suivantes: Desperate, Nothing Left, Shadow, Out Of Range, Pirates et ils ont terminé leur prestation avec un medley de I Was There, Madness et You And I (conclusion). Leur performance, même si elle était courte, était tout simplement parfaite, tout comme la première fois que j'ai assisté à un de leur spectacles, le 8 octobre dernier à la Convention Terra Incognita. Le son était excellent, grâce à leur prope technicien de son aux commandes de la console. Leur spectacle a attiré l'attention de George Roldan, l'organisateur du festival ROSFest, qui s'est tapé 7 heures en voiture de Pennsylvannie pour assister au spectacle de Arena. Ça c'est du dévouement! Peut-être verra-t-on Sense à ROSFest éventuellement? Ça serait vraiment sensationnel!
Pour d'autres excellentes photos de Sense au Medley le 3 novembre 2005, cliquez sur les photos ci-dessus.
Le spectacle s'est déroulé sans encombres, grâce au travail efficace des techniciens de scène et des membres des groupes, les transitions d'un groupe à l'autre ont été impeccables et nous ont même permis d'être quelques minutes en avance sur notre horaire durant toute la soirée. À 20h25, la scène était prête pour le deuxième groupe de la soirée, Hamadryad. C'était vraiment un plaisir pour nous d'ajouter ce célèbre groupe progressif montréalais à notre soirée déja captivante. Une addition de dernière minute grâce à notre ami Michel St-Père. Le groupe, qui met en vedette Jean-François Désilets à la basse, Yves Jalbert à la batterie, Denis Jalbert aux guitares et Sébastien Cloutier aux claviers a joué une série de pièces spécialement arrangées pour la foule d'amateurs de Arena et consistait de Spark, Self-Made Man, Alien Sphere, une brillante version réarrangée de Still They Laugh, One Voice, Polaroid Vendetta, Anatomy Of A Dream et ils ont terminé leur prestation de 45 minutes avec leur classique Action... Une autre formidable performance de la part de ce groupe dont on en attent pas moins! Le son et la lumière était superbe, grâce à leur ingénieur de longue date, Christian Lamarche. Une autre raison pour laquelle George Roldan de ROSFest est venu à Montréal, c'était pour voir Hamadruad, qui va jouer à ce festival le 29 avril prochain. George a adoré, et moi de même!
Pour d'autres excellentes photos de Hamadryad au Medley le 3 novembre 2005, cliquez sur les photos ci-dessus.
Et finalement, vers 21h30, Arena monte sur scène. L'alignement courant de la formation britannique est composé de Mick Pointer à la batterie (et croyez-le ou non, à la flûte), Clive Nolan aux claviers et à la voix, John Mitchell aux guitares et à la voix, Ian Salmon à la basse et à la voix et bien sûr, le chanteur du groupe, Rob Sowden, aussi à la guitare acoustique. Bien des fans sont d'accord que c'est le meilleur alignement de l'histoire du groupe (ensemble depuis la plus longue période, aussi). Ils ont cette belle complicité sur scène, des musiciens talentueux qui forment un ensemble irréprochable, avec un bon sens de l'humour et vous voyez facilement tout le plaisir qu'ils ont à jouer ensemble, une équipe du tonnerre qui marche à merveille! Accompagnant le groupe, Andy Clark, le magicien de la vidéo, responsable des projections et effets vidéo, et bien sûr, Nathalie Pointer, la femme de Mick, une jolie «petite gaspésienne» comme elle aime bien se faire appeler, qui s'occupait de la coordination et de la table de marchandises pour le groupe. Le groupe a amené quelques CDs, dont Pepper's Ghost et Life and Live, ainsi que des t-shirts. Les ventes ont été bonnes (le groupe espérait à ne pas avoir a ramener de marchandises en Angleterre). Après un vidéo d'introduction très humoristique sous la musique de l'ouverture de William Tell, le groupe a entamé l'intro instumentale de Bedlam Fayre, suivi quelques instant plus tard par l'entrée de l'impressionnant Rob Sowden, avec un superbe costume de l'ère victorienne, d'ans l'esprit du thème de l'album Pepper's Ghost. Une introduction grandiose pour ce qui s'annonce être un spectacle inoubliable. Les pièces qu'ils ont joué étaient Bedlam Fayre, A Crack In The Ice, Midas Vision, The Hanging Tree, A State Of Grace, (don't forget to) Breathe, Smoke and Mirrors, Purgatory Road, Witch Hunt, Waiting For The Flood, Medusa, Serenity, The Shattered Room, City Of Lanterns, Riding The Tide, Chosen, Skin Game, Enemy Without, pour le premier rappel, Crying For Help VII . Clive me demanda s'ils avaient le temps pour une autre pièce, j'ai dit «bien sûr!» et ils ont terminé le spectacle avec la pièce Solomon. De superbes projections qui associaient des images en direct avec des photos, des animation et des effets fractals, on créé une atmosphère hypnotisante. à un moment, Clive demande à Mick d'aller en avant de la scène pour jouer une brève petite intro à la flûte, très drôle, un petit clin'd'oeil à Jethro Tull, au grand plaisir de la foule. La puissante et exubérante pièce Witch Hunt démontre le talent de Clive aux claviers. Les harmonies vocales à la fin de la pièce Riding the Tide étaient splendides à m'en donner la chair de poule. Et bien sûr, l'audience a participé avec enthousiasme pendant la pièce Crying For Help VII , chantant en choeur «help me, he-e-e-lp me, wo-ho-ho-ho help me!». Quel spectacle magnifique, ces gars-là savent comment satisfaire leur fans. Et les fans était heureux de voir tous les membres du groupe se joindre à la table de marchandises un peu plus tard pour une session d'autographes, d'innombrables photos, et juste jaser un peu avec le monde. À la fin de la soirée, mon collègue Jerry amène tous les membre du groupe dans le Chinatown pour un repas tardif pendant que je terminait de défaire les instruments et d'emballer le tout. Le promoteur du spectacle de Québec va amener tout l'équipement à Québec dans une camionnette 16 pi. au petit matin.
Pour d'autres excellentes photos de Arena au Medley le 3 novembre 2005, cliquez sur les photos ci-dessus.
Les membres de Arena sont passablement occupés de ces temps-ci: Clive travaille sur divers projets, dont le supergroupe NEO avec son vieux copain John Jowitt, qui présenteront leur premier spectacle à ROSFest 2006, peut-être une tournée de Pendragon l'an prochain, et il travaille aussi sur un projet solo avec deux chanteuses, au début de 2007. Rob a eu un album solo très populaire l'an passé, appelé Dark Places et est le chanteur d'arena depuis six ans! Comme le temps passe vite! John fait partie de la formation Kino (qui en passant, a joué à ROSFest cette année) et leur album Picture fait partie de nombreuses listes top 20 de musique progressive cette année.
Le spectacle du 5 novembre à Québec
Nous sommes arrivés à Québec le 5 novembre en fin d'après-midi, et après un petit dîner, direction L'impérial de Québec! Nous sommes arrivés au moment où Sense terminait sa pratique. Quelques minutes avant que les portes ouvrent, Nathalie Pointer était à la table de marchandises, distribuant à l'équipe des copies promotionnelles de Pepper's Ghost et m'en a offert une. Chouette! Le balcon était fermé au public, mais on s'y est installés confortablement. Une belle audience d'environ 300 personnes, avec une petite différence par rapport au spectacle de Montréal; à la demande des membres de Arena, le plancher de l'avant-scène était dépourvu de tables et de chaises, car selon Nathalie Pointer, en Europe, les gens sont toujours debout à leur spectacle, facilitant l'interaction de la foule avec le groupe, alors que les gens bougent et dansent... peut-on vraiment danser sur du prog? Cliquez ici pour de bonnes photos du spectacle de Québec, grâcieuseté de Olivier Jean. La première partie de la soirée fut offerte par le groupe MAG Project. MAG (ou Marc-André Gingras pour les intimes) est le guitariste de la formation. Les autres membres sont Antoine Baril à la batterie, Daniel Perron à la basse et Frédérick Desroches aux claviers. Leur prestation consistait des pièces Eternity, Nowhere In Sight, Cosmic Disturbance, A Drop In The Sea et Open Up, tous des titres de leur album de 2004, MAG. Une excellente performance de la part de ce jeune et talentueux guitariste, dont le style rappelle Satriani ou Liquid Tension Experiment, de belles mélodies et un son de guitare éthérique à certains moments... très agréable et une belle façon de commencer la soirée. Après son concert, je demande à Mag de me donner une liste des pièces qu'ils ont joués, et il m'a remis en plus une copie de son CD. Merci! Ça me fera plaisir d'en faire uner revue sous peu. Après une bonne broue et une conversation avec Gilles et Michel Bilodeau de Terra Incognita, Sense embarque sur scène. Leur set était similaire à celui de Montréal, composé des pièces Desperate, Nothing Left, Shadow, Out Of Range, Pirates terminant avec leur medley de I Was There, Madness et You And I (conclusion). Une autre performance impeccable de la part de ces musiciens québécois. Après leur prestation, Matthieu Gosselin, Danny Robertson, Sylvain Laberge et François Bérubé nous ont rejoint au balcon pour un bon moment, restant avec nous pour une bonne partie du show d'Arena. Vers 9h45, Arena s'amène sur scène. L'écran derrière le groupe était beaucoup plus petit que celui de Montréal. Lorsque les membres du groupes arrivent, la foule les accueillent avec enthousiasme. Une audience des plus exubérantes, et pour de bonnes raisons, non seulement c'était leur dernier spectacle de la tournée 10e anniversaire, mais c'était aussi le 250e spectacle à vie du groupe Arena! Le groupe était dans un esprit de célébration et ils avait un plaisir fou sur scène, l'audience était plus qu'heureuse de participer à la fête. La liste des pièces jouées était similaire à celle de Montréal: Bedlam Fayre, A Crack In The Ice, Midas Vision, The Hanging Tree, A State Of Grace, (don't forget to) Breathe, Smoke and Mirrors, Purgatory Road, Witch Hunt, Waiting For The Flood, Medusa, Serenity, The Shattered Room, City Of Lanterns, Riding The Tide, Chosen, Skin Game, Enemy Without, pour le premier rappel, Crying For Help VII et une petite variation au deuxième rappel, la pièce The Butterfly Man. La foule applaudissait encore, longtemps après que les lumières de la salle soient allumées, chantant à l'unison l'air de Crying For Help VII. Une autre performance majestueuse, suivie d'une session d'autographes et de photos ont fait de cette soirée un moment des plus spéciaux pour les fans. À un certain moment, Clive s'est écrié «Pepper's Ghost! Dix dollars! Deux pour quinze!» car il voulaient se débarrasser à ttou prix du reste de la marchandise avant la fin de la soirée. Après que les portes de l'impérial étaient fermées, le groupe a célébré avec un peu de champagne et de chaleureuses félicitations de la part de tous. L'équipe technique s'est ensuite affairée à démonter la scène et charger la camionnette avec tout l'équipement, incluant les instruments personnels du groupe Arena, car le véhicule de Gilles ne pouvait pas contenir tous les membres du groupe avec tout leur équipement. Jerry et moi étions prêts à retourner à Montréal avec la camionnette vers 2h30 du matin... un long voyage de trois heures avec cet énorme véhicule. Je dois admettre que je commençait à cogner des clous en arrivant en ville!
Au petit matin dimanche, après un peu plus d'une heure de sommeil, j'ai ramené tous les instruments loués à La Boîte à Musique, et en début d'après-midi, j'ai rejoint les membre d'Arena à l'aéroport Pierre-Eliott Trudeau au terminal de British Airways, où je leur ai remis leurs instruments pour le long voyage de retour en Angleterre. Un autre grand groupe international dont nous sommes fiers d'avoir pu les présenter à Montréal. Nous allons continuer notre effort d'amener de la bonne musique progressive aux gens de Montréal, tout en espérant qu'ils continuent de soutenir notre effort en venant à nos spectacles. C'est difficile d'imaginer que dans une ville de plus d'un millions d'habitants, que nous avons eu à peine 200 personnes à ce spectacle d'Arena au Medley. Le spectacle a été un succès côté technique et musical, mais nous étions vraiment déçus de la très modeste audience pour un groupe du calibre de Arena. Je suis sûr qu'il y a plus de 200 fans de Arena dans toute la ville de Montréal et banlieues... c'est pourquoi on a besoin de vous tous pour répandre la nouvelle quand on organise un concert, chacun d'entre-vous peut nous aider en amenant un copain au spectacle, ou en affichant des petit posters dans votre quartier! Cela va aider a assurer la continuation de notre travail d'amener d'autres extraordinaires groupes de musique progressive ici!
Remerciements
Ces deux formidables spectacles furent possibles grâce a l'aide de nombreuses personnes, dont la contribution doit être mentionnée. Nous sommes reconnaissants envers les personnes et organismes suivants, dont le support et l'aide furent grandement appréciés. En premier, un grand merci aux fans fidèles et irréductibles de la musique progressive qui supportent notre effort en achetant des billet pour les spectacles qu'on organise, on espère que votre nombre sera toujours grandissant. Merci à Gilles Jr. Guillemette qui nous a offert l'opportunité d'avoir Arena à Montréal, et qui s'est occupé du transport pour la tournée. Merci à Jacques Durocher et l'équipe entière du Medley pour leur professionalisme et leur aide précieuse. Merci à Michel Bilodeau de Terra Incognita pour nous avoir offert la première partie du spectacle, l'excellent groupe de Québec, Sense. Merci à Steve Marcoux de La Boîte à Musique pour nous avoir fourni la plupart des instruments pour les deux spectacles. Un gros merci à Allan Embury de ItalMélodie pour nous avoir dépanné de façon spectaculaire en offrant à Clive Nolan le clavier Korg spécifique qui lui était nécessaire. Merci à Patrick St-Georges, le gérant du Bistro L'Adresse pour avoir offert sa fine cuisine aux membres du groupe Arena. Merci à Claude Labrecque encore une fois pour les magnifiques photos. Merci aussi à Claude Dufresne et Olivier Jean pour leur talents de photographes. Merci à Peter Grainger de CTV pour son support et son amitié. Merci à CKUT de nous avoir offert une co-présentation pour le spectacle de Montréal. Merci à Matthieu, Danny, Sylvain, François et Stéphane du groupe Sense pour leur splendide performance. Un gros merci à mes vieux copains Denis, Yves, Jean-François et Sébastien de Hamadryad pour leur show du tonnerre! Et bien sûr, merci à Mick, Clive, John, Ian, Rob, Andy et Nathalie de Arena pour deux extraordinaires spectacles, ce fut un honneur de vous avoir chez nous! Merci à Michel St-Père de Unicorn Digital pour son aide financière, pour ses talents à titre de directeur de scène, et pour nous avoir offert le groupe Hamadryad faisant de ce spectacle un événement vraiment spécial. Enfin, un gros merci va à Gérald Laurion pour avoir pris le fardeau financier du spectacle de Montréal sur ses épaule à lui tout seul, j'espère seulement que ta détermination et ta patience vont te revenir au centuple éventuellement.
texte par Robert Dansereau 10/11/2005
13 novembre 2005
The Acoustic Strawbs au Café Campus,
le lundi 7 novembre 2005
Article par Stephen Takacsy de Musique ProgresSon Music (ProgQuébec)
Ce fut un rêve qui s'est réalisé pour moi de finalement voir les légendaires Strawbs à Montréal, ayant malheureusement manqué la seule autre occasion où ils sont venus en ville au cours des 30 dernières années, le 26 février 2005 dans le cadre du Mundial/Folk Alliance Conference (le groupe au complet des «Electric Strawbs» n'avaient pas inclus la ville de Montréal dans leur tournée en 2004). Comme en février dernier, c'était la formation des «acoustic Strawbs» qui était au Café Campus, composée de Dave Cousins (guitares, banjo), Dave Lambert (guitares) and Chas Cronk (basse, guitares et pédales synth). Dès les première secondes du spectacle, avec le trio chantant en parfaite harmonie l'intro de Benedictus (Grave New World 1972), on pouvait immédiatement savoir à quoi s'attendre de la part de ces professionnels de première classe. Leur brillante prestation a donc commencée de façon fort efficace, suivi de la pièce mélodieuse Simple Visions (Deep Cuts 1976), puis avec ma pièce favorite, Ghosts (Ghosts 1975), avant de retourner dans le temps avec Witchwood (Witchwood 1971). Finalement, la pièce Autumn de leur célèbre album Hero and Heroine (1974), joyau de leur vaste discographie, avec des effets spéciaux à la guitare par Dave Lambert. Une nouvelle pièce suivit, Cold Steel (Deja Fou 2004), puis le captivant et addictif Shine on Silver Sun (Hero and Heroine 1974). À mi-chemin au cours du spectacle, Cousins a été chercher loin dans l'histoire des Strawbs, en interprétant une version saisissante de Oh How She Changed (chantée par Lambert), le tout premier 45-tours des Strawbs en 1968 (qui était aussi sur leur tout premier album éponyme en 1969), puis la magnifique pièce Dragonfly (Dragonfly 1970). Ces vieux classiques sonnent encore mieux qu'il y a de celà 35 ans! Une version dramatique de New World (Grave New World 1972) suivait, puis la pièce sentimentale If (Deja Fou 2004), nous menant à la grande finale du spectacle avec les pièces énergiques Lay Down (Bursting at the Seams 1973) et Hero and Heroine (Hero and Heroine 1974). Un seul rappel a été offert à la modeste foule de moins de 100 personnes, A Glimpse of Heaven (Witchwood 1971). En résumé, la musique était sublime et les harmonies vocales étaient puissantes et parfaitement interprétées, pendant que Cousins nous contait de nombreuses histoires des jours de gloire des Strawbs, avec son sens de l'humour pince-sans-rire typiquement britannique.
Hélas, le spectacle était déja fini, c'était comme un rêve, ou même un bref regard de ce qu'est le paradis musical. La seul bémol est que j'aurais préféré avoir deux parties au spectacle de nos héros, au lieu de la première partie par le trio de guitaristes canadiens qui avaient peu en commun avec ces géants du progressif folklorique que sont les Strawbs. Aussi, le Café Campus est vraiment une salle médiocre pour des concerts de musique acoustique, j'ai dù me rendre deux fois à l'étage inférieur pour me plaindre de la grosse musique boum-boum provenant du rez-de-chaussée. J'espère bien qu'on pourra ramener les Strawbs à Montréal, dans un meilleur auditorium, et devant une plus grande audience, pour que les fans Montréalais puissent apprécier cette merveille musicale.

7 novembre 2005
Arena à Montréal et à Québec - Photos!
Jeudi le 3 novembre et samedi le 5 novembre avaient lieu les spectacles de Montréal et Québec mettant en vedette Arena, Sense, Hamadryad (à Montréal) et MAG (à Québec). Voyez ci-dessus compte-rendu détaillé des deux concerts. Visitez ce lien pour d'excellentes photos du spectacle de Québec, grâcieuseté de Olivier Jean. Vous pouvez aussi voir d'excellentes photos du spectacle de Montréal des groupes Sense, Hamadryad et Arena.
24 octobre 2005
Un voyage en Molinie avec Jérôme Langlois!
Le lundi 24 octobre avait lieu un concert longuement attendu, le lancement de l'album de Jérôme Langlois, Molignak. Jérôme a formé un groupe exceptionnel, composé de Gilles Schetagne (ex-Maneige) à la batterie, Bernard Cormier (ex-Conventum) au violon, Mario Légaré (ex-Octobre) à la basse électrique et acoustique, François Richard (ex-Orchestre Sympathique), à la flûte traversière et au piano et Romie De Guise-Langlois, sa fille, à la clarinette. Une belle foule au Gesù, environ 250-275, beaucoup de gens dans la quarantaine, cinquantaine, et plus. Ma première visite à cet auditorium de la rue Bleury, une très belle salle, sièges style théatre, une atmosphère élégante, digne de la musique qui nous sera présentée sous peu. Vers 8h15, le spectacle, divisé en deux parties, commence.
Pour la première partie, Jérôme et Francois présentent Le Radeau 1 (un extrait de Le Rafiot, de Maneige) Le Ballon 1 et 2 (extraits de La Balloune, de Maneige) La Chanson Des Îles (de Lasting Weep), puis Bernard se joint à Jérôme pour présenter deux extraits des trames sonores du Prince Harfang ainsi qu'une variation sur le thème de Viens Voir Les Comédiens, ces deux pièces accompagnées d'une projection vidéo. Mario et Gilles se joignent au trio pour la pièce suivante, le thème de la série documentaire Les 30 Journées Qui Ont Fait Le Québec. En conclusion de la première partie, Romie se joint au groupe pour compléter l'ensemble Molignak et le sextet joue la pièce Arrivée.
Après une pause d'environ 20 minutes, l'équipe entière retourne sur scène pour présenter les pièces de Molignak. Le set consistait de Souffles d'Ivoire Et d'Écrin, Intro au Démon, Je Suis Le Démon De Ta Vie, Jac 23, Duo de clarinettes, Huard 2, Undertow, L'Envol Du Papillon, Mars 97 et enfin, Tango 2000. La foule ovationne chaleureusement les musiciens qui retournent sur scène pour présenter deux pièces, en premier un merveilleux duo de Langlois père et fille, une Rhapsodie que Romie a présenté lors de sa graduation à la prestigieuse école de Yale, puis la soirée s'est terminée avec le groupe entier présentant La Molinie.
Un spectacle féérique, rodé au quart de tour, par des musiciens impeccables, dont la complicité et l'humour font une vraie belle équipe à voir et à entendre. Jérôme était heureux d'avoir pu présenter cette oeuvre sur laquelle il a travaillé de longues années, et qui a été acueillie si chaleureusement. Une musique sur laquelle vous pouvez vous laisser emporter, Molignak est un album exceptionnel, qui se doit d'être dans votre collection, un CD qui à mon avis, a la distinction de faire partie des purs incontournables. Un mélange de musique de chambre contemporaine, de rock progressif, de tango, de jazz, de classique, le tout formant un effort d'une rare perfection.
C'était vraiment un privilège non seulement de voir cette magnifique musique jouée pour nous, mais aussi de revoir Jérôme jouer la musique de Maneige qui a fait partie de la trame sonore de l'histoire du Québec des annéèes 70. Un concert majestueux de la part d'un brillant musicien.
Je tiens à remercier Stephen Takascy pour le formidable travail qu'il a fait à organiser cet événement, merci à Jean, Sean et Nadine pour leur dévouement à la cause de ProgQuébec. Un gros merci à l'équipe technique du Gesù pour leur professionalisme, et bien sûr, merci à Bernard, Gilles, François, Mario, Romie et Jérôme pour une soirée inoubliable. Des photos du spectacle seront disponibles sous peu.
texte par Robert Dansereau 24/10/2005
14 octobre 2005
La convention Terra Incognita à Québec
Le Samedi 8 octobre dernier avait lieu la convention Terra Incognita, dans la ville de Québec. L'événement, organisé par Michel Bilodeau, pour souligner le deuxième anniversaire de son excellent magazine, Terra Incognita, était tout ce qu'on pouvait en attendre... une belle journée dédiée aux fans de la musique progressive, une belle occasion divertissante de faire le plein de spectacles, de CDs, de DVDs, et un lieu de rencontre pour tous ces gens passionnés et enthousiastes du «art rock» sous toutes ses formes. Michel a choisi une belle sélection de groupes, jazz fusion, prog symphonique, RIO, prog classique, le tout présenté à l'Impérial de Québec, un très bel auditorium que je visitais pour la première fois (je m'y suis même un peu perdu en m'y rendant... ne vous fiez pas trop sur les indications de MapQuest...) L'impérial est une belle grande salle classique, style cinéma du début du siècle, qui rappelle un peu le cabaret du Capitole, sinon un peu plus petite. Les murs sont ornés de gigantesques fresques à l'huile, bar à l'arrière, tables et chaises au premier et au deuxième niveau. Après notre arrivée dans le quartier, et après un repas rapide, mon collègue Jerry et moi nous somme dirigés vers l'auditorium, avec notre marchandise, et avont placé les CDs de ProgQuébec et Unicorn Digital, sur une petite table qui nous fut allouée au deuxième étage. Un guitariste, Simon, nous montrait son immense talent à la guitare, sur les guitares «custom» d'un luthier de la région, et pour nous accompagner dans le hall de concessions, un magasin d'équipement audio et deux disquaires. En début d'après-midi, vers 14h, le spectacle commence...
Quartik
Cet agréable festival a commencé en beauté! Un petit groupe simplement génial de la région de Saint-Jean-Chrysostôme, la formation Quartik nous a épatés avec leur brillant mélange de jazz fusion progressif. Le groupe est composé de Jean-Félix Bélanger-Auclair à la basse 5 cordes, Philippe Binette à la batterie, Norbert Couture au vibraphone, Nicolas Turcotte à la guitare. Le groupe se présente sur scène avec une intro à la batterie par Philippe, accompagné de Norbert à sa droite, debout, aux cymbales... De très bons musiciens qui jouent des pièces originales et enjouées, le guitariste, Nicolas, se permet de très belles envolées, et Norbert est grandiose sur son vibraphone Yamaha. Les pièces qu'ils ont joué étaient: 1-976-BOZO, Charly & Gumby, Bump & Jump, That Funk, une brilliante version réarrangée de A Night in Tunisia, Phinojini Inc. Luck In Time, et Out Rageous. Voyez d'autres belles photos de Quartik en cliquant ici! Un groupe à voir, il sont des plus sympathiques. Leur plus récent CD, Hecho a Mano, est un de ces albums qui hantera votre lecteur de CD pour bien longtemps, et surveillez la sortie de leur prochain CD sous peu!
Unisphère
Étant attitré aux tables de ProgQuébec et Unicorn, nous n'avons malheureusement pas pu voir la prestation d'Unisphère, mais de ce qu'on a entendu et vu brièvement, c'était vraiment bon, beaucoup de variété, des mélodies très accrochantes. Cette formation de Trois-Rivières est hautement inspirée par les meilleurs éléments du Genesis des années 70, de ELP et de Pink Floyd bien sûr, le groupe partageant deux membres avec le clou du spectacle de ce soir, Flying Adventure.
Karcius
Vers 17h30, le groupe Karcius arrive sur scène. Et comme ils ont l'habitude de faire, ils ont conquis l'audience sans tarder. Une excellente performance, d'une durée d'environ quarante minutes, on aurait adoré en avoir plus! Quelques petit problèmes techniques au niveau des amplis et de la batterie, mais qui n'ont en aucune facon affecté l'énergie et l'intensité de leur set, qui consistait des pièces suivantes: Intro de Kunidé, Back to Earth, Destination, Evolution, Liquid Meat et Absolute Decadence. Forts de leur spectaculaire prestation à Prog In The Park, à Rochester, en fin d'été, la popularité de ce groupe ne cesse de d'accroître. Leur CD Sphère, était parmi les meilleurs vendeurs sur notre table! Ces jeunes portent fièrement le flambeau de la musique progressive et font partie de la relève tant importante et nécessaire de ce style musical. Leur prochain album, qui promet d'être époustouflant, devrait arriver au début printemps.
Jupiter 9
Après une pause souper, la prestation de Jupiter 9 nous fut présentée vers 19h45... Wow! Je dois admettre que j'ai été très agréablement surpris par l'absolue originalité du concept de ce groupe, formé par le bassiste et le batteur de Sense, Mathieu Gosselin et Danny Robertson, associés à leur ami Richard Lehoux au clavier et à la guitare. Le groupe, qui est un petit projet de Mathieu, nous offre des compositions avant-garde/RIO vraiment rafraîchissantes, quelque-chose de totalement différent, explorant des tonalités et des rythmes vraiment hors de l'ordinaire, passant d'un son RIO arythmique, à une thématique à la Hoedown de Aaron Copland, en passant à un puissant prog fusion de quoi défriser un mouton! Toute cette chimie musicale donne un résultat extrèmement agréable, vraiment nouveau. Le terme progressif ici est des plus pertinents, car on y trouve le mot progrès, endossé avec passion par le trio. En associant cela à des musiciens dont le talent et la diversité sont sans bornes, vous pouvez facilement imaginer l'enthousiasme de l'audience. Notons l'immense versatilité de Mathieu, qui joue la basse 6 cordes, la basse piccolo, le Chapman stick, le tout avec une dextérité inimaginable! Le set de Jupiter 9 était composé des pièces suivantes: Jupiter (une suite épique époustouflante) Cartoon, Smog, Krépuscule, Joystick, pour compléter avec une conclusion improvisée du tonnerre! Et c'est pas tout! Croyez-le ou non, pendant toute la durée de leur performance, le peintre David Deschênes était sur scène, avec pinceaux et peinture, et nous a créé une oeuvre inspiré par la musique jouée par le trio! Niveau originalité, ils remportent la palme à main levée! Et juste pour nous faire encore plus plaisir, ce concert était aussi le spectacle de lancement de leur nouvel album, que je vous recommande hautement. Vraiment mon coup de coeur du festival!
Sense
À 8h15, c'était au tour de la formation Sense. Composée de Matthieu Gosselin à la basse et au stick, Danny Robertson à la batterie, Sylvain Laberge à la flûte, François Bérubé au chant et à la guitare, et Stéphane Desbiens aux guitares et au chant, ce groupe est parmi les plus prestigieuses formations progressives de la région de Québec. Trois excellents albums à leur actif, dont Out of Range, sur lequel Brett Kull de Echolyn et Fred Schindel de Glass Hammer contribuent, leur place dans l'histoire de la musique progressive Québécoise n'est plus à faire. Leur style, qui varie du prog symphonique au folk, en passant de la musique acoustique la plus délicate jusqu'au «power prog rock» à la Rush, Sense a conquis immédiatement la foule de l'Impérial. Les pièces qu'ils ont joué étaient: Desperate, Nothing Left For You, Shadows Of Ignorance, Be The One, Out Of Range, YYZ de Rush, Pirates et on terminé leur prestation avec un brillant medley composé de I Was There, Madness et You and I. Que d'énergie, que de talent! La foule a apprécié leur version cinglante de YYZ, et a admirablement démontré leur intensité! Sense est un groupe talentueux et versatile, et c'est un plaisir d'avoir la chance de les voir le 3 novembre prochain au Medley et le 5 novembre à l'Impérial de Québec à nouveau, les deux spectacles en première partie de la formation britannique Arena.

Flying Adventure
Flying Adventure, pour ceux qui ne connaîssent pas, est un groupe hommage à Pink Floyd. Ils couvrent les meilleurs moments de l'épopée Floyd, en passant des classiques de Meddle jusqu'aux derniers albums de la légende britannique. Encore une fois, les contraintes du long voyage Québec-Montréal, associées au fait que nous devions nous préparer pour le départ tardif, réemballer toutes nos marchandises et saluer tous nos nouveaux amis et contacts, nous ont empêché de voir la brillante prestation de Flying Adventure. Ce groupe se démarque par leur grande cohésion, et leur jeu impeccable. Formé à l'origine pour présenter un concert bénéfice en faveur de la Fondation En Coeur, le groupe est toujours à l'oeuvre, cinq ans plus tard, meilleur que jamais, et présente des spectacles à Trois-Rivières, Drummondville, Val D'Or et même à la Baie James (LG3)... Cette formidable équipe floydesque est composée de Ian Chouinard à la basse et au chant, Claude Boisvert aux claviers et au chant, Fanny Tremblay au saxophone et aux percussions, Pierre Spain à la guitare éléctrique et slide, Norman Auger à la batterie, Pascal Mayrand aux guitares et Annick Bélisle au claviers et à la chorale, ainsi que les choristes Hug Mercure et Gaby Beaudet pour compléter le choeur, indispensable au son de Floyd.
Vraiment, je dois dire que ce festival a réussi à combler les attentes de tous! D'excellents groupes, du bon temps, un bel auditorium, situé dans une région agréable. Une combination magique... et gagnante. Bravo Michel, toute une convention!
texte par Robert Dansereau 14/10/2005
14 octobre 2005
Premier Ciel au Medley
Le vendredi 14 octobre, l'élégant groupe hommage à Harmonium, Premier Ciel nous a présenté son troisième spectacle au Medley cette année. Leur talent, associé à leur popularité grandissante (ainsi que les nombreux billets gratuits qui ont été offerts dans les derniers jours) ont réussi à regrouper une foule généreuse ce soir là. Une foule jeune, passablement bruyante, peut-être un peu moins respectueuse des musiciens, je trouve... environs 800-900 personnes, sur les deux niveaux du Medley. Vraiment une foule complètement opposée à celle qui était au Medley le 29 septembre dernier pour Steve Hackett, évidemment un style musical complètement différent. Encore une fois attitrés à la vente de CDs pour ProgQuébec, nous étions accompagnés par nos bons amis Stephen Takascy, Jean Lalonde et Sean McFee, l'équipe entière de ProgQuébec! Les amateurs de progressif y ont trouvé leur compte avec les brillantes pièces de L'Heptade, et les fans de la musique populaire ont été enchantés par les pièces telles que Dixie et Un musicien parmi tant d'autres. Le groupe, officiellement approuvé par Serge Fiori, est composé de Bob St-Laurent à la batterie et voix, Julie Valois aux claviers, accordéon et voix, Sylvain de Carufel aux guitares, mandoline et voix, Richard Lanthier à la basse et voix, Denis Faucher aux claviers et voix, Michel Dubeau au saxophone, clarinette et flute, et bien sûr, le chanteur Francis Gagnon aux guitares et percussions. Parmi les pièces qu'ils ont joué, on note Pour un instant, Dixie, Aujourd'hui, je dis bonjour à la vie, Comme un fou, Premier ciel, et au grand plaisir de la foule, un musicien parmi tant d'autres. Encore une fois, un brillant spectacle, par une équipe bien rodée, qui a su plaire à tous, jeunes et vieux, hommes et femmes, francophones et anglophones!

texte par Robert Dansereau 14/10/2005
30 septembre 2005
Une soirée mémorable avec Steve Hackett au Medley
Ça faisait bien longtemps que j’attendais le retour de Steve Hackett en spectacle en Montréal, la dernière fois pour moi ayant été en 1980, et je n'avais malheureusement pas pu y aller même si j'avais un billet... C'est donc avec impatience que ma journée du jeudi 29 septembre s'est déroulée, avant de pouvoir me rendre en après-midi au Medley pour assister au spectacle du Steve Hackett acoustic trio. Un auditorium un peu large pour un spectacle acoustique intime et paisible, mais l'audience de près de 350 personnes était très respectueuse, un silence quasi total pendant leur performance, tout en étant très enthousiaste, applaudissant chaleureusement entre les pièces, pour exprimer leur grande appréciation de ce brillant trio.
Le concert était organisé par mon bon ami Mark Morrow, de M+E Productions, qui a eu la gentillesse de m'inviter à ce merveilleux spectacle, j'étais donc heureux de lui donner un coup de main dans l'organisation de la salle et à la table de marchandises. Steve a tout récemment lancé son nouvel album, intitulé Metamorpheus, disponible dans tous les bons magasins, sur l'étiquette InsideOut/Camino Records. Quelques moments avant l'ouverture des portes au public, l'équipe vidéo de MusiquePlus était sur place pour une petite entrevue avec Steve sur scène, et pour filmer quelques extraits vidéo du spectacle. Vous verrez donc Steve à la télé sous peu! Mille mercis à Simon de Fusion 3 pour l'exellente promotion de l'événement!
Le spectacle était divisé en deux parties, la première, jouée par Steve en solo, seulement lui et sa guitare acoustique à cordes de nylon. La deuxième partie mettait en vedette Steve à la guitare, accompagné de son frérôt John Hackett à la flûte et de Roger King au clavier. Le premier set consistait des pièces suivantes: Intro EM, Beethoven, Lily, Tales of the Riverbank, Hommage à Segovia/Extraits de Metamorpheus, Bay of Kings, Classical Gas de Mason Williams, Elizabethan, Mexico City, Black Light, Skye Boat Song et Horizons.
Après une pause de vingt minutes, durant laquelle les ventes à la table de marchandises étaient bien animées, le trio monte sur scène sous de chaleureux applaudissements. Le deuxième set comprenait les pièces suivantes: Jacuzzi, Bourrée-Bacchus, Jam/Red Flowers of Tai Chi/Hands of the Priestess, After the Ordeal/Hairless Heart, M3 de Roger King, Imagining/Second Chance, Jazz on a Summer's Day, Next Time Around de John Hackett, Kim, Avant Dernières Pensées - Idylle/Aubade/Méditations de Eric Satie, The Journey, Ace Of Wands, et pour l'encore Walking Away from Rainbows et finalement, Gnossienne #1. La soirée s'est terminée en une ovation triomphale bien méritée.
Oh quelle belle soirée, que d'émotions! Incroyable d'avoir le privilège de voir l'immense talent et la dextérité de ce musicien légendaire, auquel les fans de musique progressive doivent tant. La simplicité de Steve, et sa modestie, ses dialogues humoristiques entre les pièces, et son talent sans bornes à titre de guitariste rock/prog/blues/classique ont fait de cette soirée un moment très spécial, très personnel, c'est comme s'il jouait pour chacun des gens dans l'audience individuellement.
La réaction de l'audience est instantanée quand le trio entonne les premières notes de Firth of Fifth pendant le jam improvisé de la deuxième partie, ce qui prouve que Steve est toujours ce qu'il y a de plus près, de plus tangible au monstre sacré qu'était Genesis. Plusieurs identifient la musique de Genesis à leur ex-membres, espérant toujours entendre un petit bout de cette musique glorieuse ça et là! De bons souvenirs des années 80 lorsque Steve joue Imagining de GTR. La deuxième partie du spectacle comportait de nombreuses pièce de la carrière solo de Steve Hackett, au grand plaisir de la foule, et la mienne! Roger King nous interprète un très beau solo au piano intitulé M3, et John Hackett nous joue une magnifique pièce de son album Velvet Afternoon, intitulée Next Time Around. Les arrangements musicaux de nombreuses pièces originalement électriques, ont été modifiés en fonction du spectacle acoustique, en particulier sur Ace of Wands, qui a été complètement réécrite, inversant les rôles des musiciens, Roger jouant au piano les parties de flûte de Jonh, et John jouant à la flûte les parties de guitare de Steve, une version délicieusement déconcertante!
Et fidèle à ses grandes qualités et sa gentillesse, Steve a fait preuve de patience et de générosité en allant visiter la table de marchandises avec son frère, pour une séance d'autographes, signant chaque programme, CD ou billet qui lui fut présenté par les fans, et puis s'est soumis à de nombreuses photographies... quel homme extraordinaire. Ce fut pour moi un immense honneur de lui serrer la main et de partager avec lui mon admiration pour son oeuvre. Mes souvenirs de la soirée furent mes copies en vinyle de Spectral Mornings et Please don't Touch ainsi que mon CD de Time Lapse autographiés par Steve. Après avoir donné un coup de main à mon copain Mark pour charger la camionnette et nettoyer les loges, j'ai quitté le Medley sur un nuage, enchanté, vraiment heureux. Comme je disais au début de ce compte-rendu... mémorable.

texte par Robert Dansereau 30/09/2005
28 septembre 2005
Spectacle de Jérôme Langlois au bistro La Kémia
Le lundi 26 septembre avait lieu un petit 5 à 7 au bistro La Kémia (4115a rue St-Denis) organisé par ProgQuébec pour présenter le trio de Jérôme Langlois (Maneige), Bernard Cormier (Conventum) et François Richard (Orchestre Sympathique). Petite soirée en compagnie des musiciens, d'amis, de collègues et de gens des médias. Pourquoi faire une revue d'un show privé? En fait, cette petite soirée musicale était un bref aperçu du spectacle qui aura lieu le 24 octobre au Gesù, donc une belle opportunité de voir les musiciens à l'oeuvre, un petit hors-d'oeuvre musical avant le grand festin, et une bonne occasion de donner une petite idée de ce que sera le spectacle du mois d'octobre. Un p'tit «warm-up show» en quelque sorte.
Jérôme Langlois est le créateur, compositeur, clavériste et clarinettiste du célèbre groupe progressif instrumental Maneige, qui a fait partie du paysage musical québécois au début des années 70. Cette petite soirée coincide aussi avec la sortie de l'album inédit de Maneige, Live à l'Évêché, un spectacle enregistré en 1975 à l'hôtel Nelson.
Après une brève introduction par Stephen Takacsy, président de ProgQuébec, Jérôme, à la clarinette et au piano, François à la flûte et au piano et Bernard au violon nous ont présentés des pièces du plus récent album de Jérôme, Molignak, ainsi que des pièces de Maneige. Ils ont joué Rafiot, Arrivée, Souffles d'Ivoire et d'Écrin, Je suis le Démon de ta Vie, et pour l'encore, Huard 1 et Tango 2000. Soirée toute en douceur, ce court spectacle était exquis. On aurait tant aimé que le trio joue jusqu'au petites heures du matin. En un mot, magique! On se laissait emporter par les belles mélodies, sur les flots des cette brillante musique. Une performance inspirée de ces grands musiciens québécois, où la passion et l'intensité étaient au rendez vous, le tout avec une belle touche d'humour. Ça promet pour le show du Gesù, votre chance de voir une partie de l'histoire de la musique québécoise à son meilleur.
Voici donc un petit rappel: Jérôme Langlois, avec ses compères Gilles Schetagne (ex-Maneige), Bernard Cormier (ex-Conventum), Mario Légaré (ex-Octobre) et François Richard (ex-Orchestre Sympathique) tous réunis ensemble pour un spectacle sensationnel, le lundi 24 octobre 2005 à 20h00 au Gesù (1200 rue Bleury métro Place Des Arts). Les billets sont au coût de 25.00$ plus taxes, et sont disponibles sur le site de ProgQuébec, au Gesù et par le réseau Admission par téléphone au (514) 790-1245 ou en ligne au www.admission.com. Une présentation ProgQuébec.
texte par Robert Dansereau 28/09/2005
24 septembre 2005
Virtual Max à La Place à Côté
Il y a de ces groupes qui sont si extraordinaires et uniques que c'est presque un privilège de les voir dans l'intimité d'un petit club tel que La place à Côté, sur la rue Paineau... Virtual Max est l'un de ces groupes. Quel spectacle sensationnel ils nous ont présenté hier soir, le 23 septembre! Le trio nous a époustouflé le 2 juin dernier en première partie pour les Flower Kings. Virtual Max est composé de Pierre Dragon à la batterie, Patrice Charbonneau aux Mallet KATs et au vibraphone, et Daniel Pancaldi aux Mallet KATs, au chapman stick et à la guitare. Trois des musiciens les plus talentueux que j'aie eu le plaisir de voir. leur musique est tellement originale et hors de l'ordinaire que c'est difficile de catégoriser leur style musical, un mélange de rock progressif, jazz fusion, classique, musique électronique, space rock, qui sonne un peu comme du Alan Parsons époque Eve ou Tales à certains moments, comme la musique de films d'Ennio Morricone à d'autres moments, de la musique complètement sautée, quoi! Les pièces qu'ils ont joué sont Double Agent, The Hunted, Demeter, La Mer, Hobgoblin & The Imp, Nails of Ice, Crimson King, Death Of Innocence, The Balloon, Frankenstein/solo de batterie, Overflight et pour l'encore, Dill Pickle. L'interaction entre les membres du groupe est incroyable, même Patrice, celui qui est plus réservé, semble exploser sur scène avec ses maillets en main! Danny, l'humoriste et narrateur du groupe, nous présente les pièces en blaguant, très à l'aise avec la foule, ses répliques me font craquer! Pierre, comédien phyique, joue le jeu et agrémente sa performance de mimiques hilarante, c'est simplement jubilant de voir tout le plaisir que les trois joyeux lurons ont sur scène, mais la musique, elle, est sérieusement brillante! La nouvelle version très élaborée de Demeter, pièce éponyme de leur permier album, était tout simplement hypnotisante... Patrice, Pierre et Danny pouvaient jouer la mélodie la plus douce et délicate, pour ensuite devenir une tornade infernale de métal! Sur la brillante pièce Death of Innocence, les gars étaient vraiment plongés dans une trance, un orgasme électronique abasourdisant qui relègue Klaus Schulze à la petite école des synthétiseurs Playschool! Patrice est l'un des joueurs de vibraphone les plus rapides que mes yeux ont jamais vus! C'est simplement inconcevable comment ses poignets fontionnent! Vous regardez avec attention ses maillets et ils deviennent littéralement flous tant il joue vite. Incroyable! La batterie de Pierre Dragon était très élaborée, beaucoup plus équipée que lors de leur prestation en première partie des Flower Kings le 2 juin dernier. Pendant son solo de batterie au milieu de la pièce Frankenstein de Edgar Winter, nous avons assisté à la performance la plus formidable, hallucinante et bizarre par un batteur qu'on ait jamais eu l'immense plaisir jubilant de voir! Il a réécrit de A à Z ce qu'un solo de batterie doit être, utilisant toutes les parties de ses bâtons, criant de façon démente pendant son solo du tonnerre! Débile! Génial! Vers la fin du spectacle, la guitare de Danny était passablement désaccordée, et il s'est écrié que «chaque accord sonnait exactement comme il devait l'être»... quel farceur! Overflight, un des favoris de Virtual Max, est en fait une interprétation stupéfiante du Vol du Bourdon. Patrice et Danny s'y donnent virtuellement au max! Ils terminent la soirée avec une sympathique petite pièce ragtime intitulée Dill Pickle, une belle conclusion qui a mené à de chaleureux appplaudissements de la foule d'à peu près 100 personnes. Quelle belle soirée. Un spectacle extraordinaire par de formidables musiciens! Virtual Max est prêt à affronter les ligues majeures, maintenant. Mon souvenir de la soirée, la «setlist» autographiée par le trio, merci Danny! Virtual Max sera sous peu en studios pour l'enregistrement de leur prochain album et ne soyez pas surpris de les voir à votre festival progressif favori très prochainement!

texte par Robert Dansereau 24/09/2005
14 septembre 2005
Relayers à La Place à Côté
Le mardi 13 septembre dernier, le groupe montréalais Relayers jouait son premier concert live à La Place à Côté. Relayers est le plus récent groupe hommage, cette fois-ci au mégagroupe prog Yes, et leur performance était attendue avec enthousiasme par la foule d'environ 50 personnes au club. Le groupe est composé de Charles Fortin à la basse/chant, Simon Mercure aux claviers/chant, Jean-Philippe Fortin à la batterie/chant et Clément Larose aux guitares. Le spectacle a débuté vers 22h00 et ils ont commencé leur set avec une version enflammée de Yours Is No Disgrace, passant à l'époque de 90125 avec It Can Happen, puis Starship Trooper, Hold On, et finissant la première partie de leur spectacle avec le grandiose Close to the Edge. Après l'entracte, la seconde partie comprenait les pièces Roundabout, Siberian Khatru, Long Distance Runaround/The Fish/solo de batterie, Owner Of A Lonely Heart, Heart Of The Sunrise et pour l'encore, I've Seen All Good People. Le claviériste Simon Mercure faisait utilisation de ses deux claviers, un Roland XP-80 et un Ensoniq MR61 très efficacement, reproduisant le son de Wakeman, qui lui, utilise des dizaines de claviers. Le chanteur/bassiste du groupe, Charles Fortin, offre une bonne présence sur scène et n'a aucune difficulté à atteindre le timbre de Jon Anderson. Une excellente performance, considérant qu c'était leur toute première devant une audience. Quelques petit points à améliorer, en particulier certaines harmonies vocales durant le très complexe Close to the Edge et quelques passages à la guitare durant I've seen All Good People, mais en résumé, Relayer a atteint son but; de capturer l'essence de Yes et de captiver l'audience, en offrant une excellente performance. Leur interprétation reste fidèle aux pièce classiques, tout en leur donnant une certaine saveur originale. Les gars connaîssent très bien leur matériel et ont une bonne dynamique sur scène... meme le guitariste Clément Larose ressemble vaguement à Steve Howe! Un bel hommage à un groupe dont la musique est très complexe et pas si facile que ça à jouer. Si ce groupe joue dans votre région, faites-vous une faveur et allez les voir, vous ne le regretterez pas! Bravo à ces excellent musiciens pour une belle soirée de progressif jouissif!
texte par Robert Dansereau 14/09/2005
12 septembre 2005
Le festival Prog In The Park festival, à Rochester, NY
Le samedi 10 septembre avait lieu la troisième édition du festival Prog In The Park à Rochester NY. Organisé par Michael Martin et Jack Moore de Prog on the 90, l'événement d'une journée était une belle réunion d'excellents groupes progressifs et de fans enthousiastes. Mon collègue et moi sommes arrivés à Rochester aux alentours de midi, passant à notre hôtel, le très somptueux Clarion Riverside (et grâce à l'équipe de PitP, nous avions un tarif réduit de 65$ par nuit!) avant de nous rendre au «German House» de Rochester, nouveau lieu du festival de Prog in the Park. Peut-être devrait-on renommer le festival Prog In The House! À titre de représentants pour ProgQuébec et Unicorn Digital, nous furent assignés une table de marchandises au balcon, nous avons donc étalé nos CDs et marchandises. Nous avons malheureusement manqué la performance de Navigator mais sommes arrivés juste à temps pour celle de Red Sand, vers 13h45. Leur set était très bien, quelque peu gâché par des problèmes sonores. le chanteur du groupe, Stéphane Dorval, a une voix puissante et une présence exubérante et théâtrale sur scène. Un très bon spectacle de ce groupe de Québec!
Vers 15h30, mon coup de coeur du festival, le groupe Helmet of Gnats de Stamford, CT. Époustouflant! Un groupe sensationnel... incroyablement précis, des arrangements musicaux formidables, des composition superbes, et des musiciens impeccables, sublimes. Les mots me manquent pour décrire comment ils m'on simplement renversé! Leur style est un brillant amalgame de prog/fusion instrumental, accentuant le clavier et la guitare. Très audacieux, élaboré tout en étant élégant. Le guitariste Chris Fox dit: «On n'est qu'un groupe de garage»... tut ce que je peut dire, c'est tout un garage! Je ferai une critique de leur dernier CD sous peu!
Après l'heure du souper, vers 18h00, le groupe Nathan Mahl de Ottawa embarque sur scène. Une performance impeccable de la part de Guy Leblanc et son groupe. Ce vétéran du prog (longtemps claviériste pour Camel) a débuté avec une pièce de son premier album, d'il-y-a plus de 20 ans, suivi de morceaux de son album Shadows Unbound. C'était un immense plaisir de voir ce génie à l'oeuvre, jouant un mélange de prog symphonique, quelque fois sombre, s'aventurant dans le jazz/fusion sur certaines pièces. Le jeu de clavier de Guy était parfait, comme il l'est toujours.
Et à 20h15, c'était le tour de Frogg Café. Une autre performance superbe de nos amis de Long Island, qui étaient accompagnés cette fois par le frère de Nick Lieto, John, au trombone. Leur set était composé de All This Time, You're Still Sleeping, Fortunate Observer of Time, Questions Without Answers, Reluctant Observer, 2001- A Frogg Odyssey, No Regrets, Eternal Optimist et leur encore était le standard de Zappa Peaches En Regalia. Le duo cuivres de Nick et John était flamboyant! une performance digne du talent de ces admirables musiciens, et on n'en attendait pas moins! Nous nous sommes assurés avec Michael Martin que le set de Karcius ne commencerait pas avant la fin du spectacle de Frogg Café, et dès que leur concert était terminé, tout de suite au sous-sol du sports bar/pub/restaurant «The Keg» pour le set de nos copains de Montréal. «The Keg» présentait en après-midi le Dave Schmeidler's Waildogs que nous avons malheureusement aussi manqué, car nous étions occupés à notre table de concession.
Vers 21h45, Karcius commençaient leur performance. Et quelle performance c'était! Ils ont joué plusieurs nouvelles chansons de leur prochain album, incluant Main Tenant, Destination et Hypothèse A, finissant avec une pièce classique de leur album Sphere, Absolute Decadence. Un spectacle puissant, sensationnel, exubérant qui a pris la foule par surprise, tout le monde applaudissait chaleureusement, incluant tous les membres de Frogg Café et Gary Green du groupe Gentle Giant! J'avais une grosse pile de CDs de Karcius sur ma table et j'en ai vendu 10 en autant de minutes! J'étais bien content quand Michael Martin contemplait l'idée de réinviter Karcius l'an prochain à PitP, cette fois-ci sur la grande scène en haut! Dominique, Simon, Mingan et Thomas peuvent être bien fiers de leur première performance à un festival de musique! C'était tout simplement superbe, ils se sont fait tout une renommée là bas!
Enfin, la conclusion de cet excellent festival vers 22h30 avec le groupe hommage à Marillion/Genesis, The Waiting Room, un groupe local de Rochester, qui ont interprété l'album Misplaced Childhood de Marillion et ont terminé la soirée avec quelques pièces bien choisies de Genesis incluant Watcher of the Skies, Supper's Ready et The Musical Box. La cerise sur le sundae, comme on dit! Le lendemain, un retour sans problèmes des États Unis au Canada. Prog In The Park 2005 a été un très bon festival, un franc succès, et nous a laissé de très bon souvenirs. À l'an prochain, PitP!

texte par Robert Dansereau 12/09/2005


photos par Kirk Bennett/CVMC.ca
28 juillet 2005
Present au Lion D'or
Le mercredi 13 juillet, le légendaire groupe belge Present était à Montréal, et a probablement présenté l'un des concerts les plus intenses et époustouflants que le Lion D'Or n'aie jamais vu! Encore une fois, un événement produit par ProgLands que nous avons organisé du début à la fin. Quatrième événement d'une belle grande série qui aura vu Frogg Café, The Flower Kings et IQ jouer à Montréal. Et quel extraordinaire spectacle c'était, une production grandiose ave deux des meilleurs groupes de ce genre ensemble, Miriodor et Present... une combination du tonnerre! Voici les détails de ce formidable concert.
L'ARRIVÉE
De retour de mes émotions du spectacle de IQ et du festival de NearFest 2005, j'arrivais de Bethlehem, PA lundi soir, avec juste assez de temps pour ramasser et faire un petit ménage de ma maison (Nous avont offert aux membres de Present de les héberger chez nous pour épargner les coûts onéreux de chambres d'hotel pour 9 personnes, pour deux jours, et ils on tous été d'accord, sans aucuns problèmes). Le groupe devrait arriver à Montréal en début de soirée mardi, et on leur a suggérés de nous rencontrer au Lion D'Or pour qu'on puisse les diviser en groupes qu'on amènera chez nous, Denis, Jerry et moi.
ANGOISSES
Après avoir réglé les derniers préparatifs du spectacle dans la journée du mardi, j'attendais patiemment l'appel de Roger Trigaux nous disant qu'ils arrivaient en ville. J'attendais cet appel vers 18:00 - 19:00. Le temps s'écoulait pendant que j'attendais nerveusement l'appel. Finalement vers 20:00 je reçois un appel, mais ça n'est pas Roger Trigaux, c'est une dame du département d'immigration... ouille! La dame demande si je suis le promoteur en charge du groupe Present qui vient faire un spectacle au Lion D'Or le 13, j'ai dit oui et puis elle m'a dit que d'après le département d'immigration, ces gens devraient avoir un permis de travail et ils n'en ont pas. Je lui ai immédiatement dit que d'après le CIC, il n'en ont pas besoin et que j'ai fait de nombreuses démarches pour avoir toute l'information à ce sujet, en contactant des gens au CIC et au douanes Canadiennes, lui donnant le nom des mes sources . Elle m'a dit qu'elle me rappellerais quelques minutes plus tard. L'attente dura 30 longues minutes et pendant dcette demi-heure, mon coeur s'est littéralement arrêté, ma langue s'épaissisait et je me sentais presque étourdi... LES 30 minutes les plus stressantes de ma vie entière! Quand elle rappella, elle me confirma que le groupe avait été libéré et qu'ils étaient sur la route pour le Lion D'or... Ouf! Je lui ai demandé si tout était dans l'ordre et elle m'a dit que tout était beau, elle n'était pas certaine si le Lion D'Or faisait partie des auditoriums exemptés de permis de travail, et après une enquête plus poussée, elle a confirmée que c'était bien le cas. Je suis presque mort d'anxiété parce que la dame a fait une erreur. Ayoye!
Donc vers 21h, les membres du groupe Present arrivèrent à Montréal, au Lion D’Or dans deux camionnettes remplies d'équipement. J'accueille Roger et le reste du groupe, qui sont tous fatigués et affamés, nous nous dirigeons donc vers une pizzeria l'autre côté de la rue qui est ouverte de nuit. Après avoir discuté des détails du spectacle du lendemain, nous avons divisé le groupe pour les héberger chez nous. J'ai hérité de Réginald Trigaux et de Udi Koomran, Jerry a amené Pierre Chevalier et Pierre Desassis chez lui, et Denis a reçu Roger Trigaux, Martine, Keith Macksoud et Matthieu Safatly chez lui, le dernier membre du groupe, Dave Kerman préfère dormir à l'hôtel Roberval, sur René Lévesque, car il souffre de multiples allergies. Nous sommes donc arrivés très tars, et après que Reggie et Udi étaient confortables pour la nuit, je me suis couché sur le sofa.
LE MERCREDI 13 JUILLET
Au petit matin, après avoir amené les gars au restaurant pour un bon déjeuner, nous nous sommes dirigés vers le Lion D'or, ramassant Dave à son hôtel sur le chemin, et toute l'équipe s'est mise à installer l'équipement et commencer le soundcheck et la pratique. Entretemps, Pascal Globensku et la plupart des membres de Miriodor sont arrivés et ont installé la batterie de Rémi (qui sera utilisée par Dave Kerman aussi). Pour compléter le setup, nous avons loué quelques pièces d'équipement à la boîte à Musique pas loin du Lion D'Or. Nous nous sommes procurés un Roland A90EX (car celui de Nicolas Masino s'était abîmé pendant le transport quelques jours plus tôt) et un ampli de guitare Fender 100 W additionnel pour Réginald. Après avoir organisé l'arrière scène avec des bouteilles d'eau, de la bière et de la nourriture, et d'avoir monté la table de marchandises, tout était prêt pour le spectacle. Avec seulement 31 billets vendus, nous nous attendions à une audience plutôt modeste. Mais à notre surprise, nous avons eu près de 30 client payants à la billetterie, pour une foule d'au moins 60 clients payants, en plus des 15 invités, donc un total plus intéressant de près de 75 personnes, trop peu encore pour qu'on arrive dans notre argent pour ce spectacle malheureusement.
CAMBRIOLAGE
Puis vers 19h30 précises, Miriodor est prêt pour son spectacle. Avec fierté, je présente le groupe sur la scène, puis le spectacle commence. Miriodor était superbe, bruyant et puissant pour tenir tête à leur compères belges. Mais quelques minutes après le début du show, Je vois Keith Macksoud, le bassiste de Present, qui semblait très anxieux. alors qu'il allait à sa camionnette à l'arrière du Lion D'Or pour aller chercher une gugusse, il a vu la fenêtre côté passager brisée, et la camionnette était vidée! Après avoir visité la camionnette cambriolée, et après avoir réassuré les membres du groupe (qui semblaient atterrés), j'ai dù passer 20 minutes au téléphone dans la cuisine surchauffée du restaurant Lion D'Or à attendre que la police réponde à mon appel 911... pour me faire dire d'aller à la station de police pour remplir un rapport (la police ne se déplace plus pour des cambriolages d'auto, vous devez saigner ou être mourant pour qu'ils viennent a vous...) Hm! Après avoir ramassé un rapport de police en blanc au poste, je retourne au Lion D'or pour le faire remplir par Keith et je retourne immédiatement au poste pour que Keith aie un rapport valide avec un numéro d'événement, cela pour ses assurance, ainsi pour que le groupe n'aie pas de problèmes au douanes américaines le lendemain matin... Imaginez arriver à la frontière avec une fenêtre brisée... pas une bonne idée!
LE SPECTACLE
De retour au Lion D'Or, Les gars de Miriodor complétaient le changeover et Présent finissaient les derniers préparatifs et leur soundcheck devant la foule. Denis a fait une brève présentation du groupe et Present explosa littéralement sur scène! Imaginez l'intensité, l'exubérance de leur performance à NearFest, mais concentrée sur une plus petite scène. Plus bruyant, plus intense, plus frénétique, le tout amplifié à l'extrème. Present a donné un spectacle comme le Lion D'Or n'avait jamais vu! J'avais peur que les murs s'effonfrent! Dave Kerman est l'un des batteurs les plus totalement captivants et passionnés que vous pouvez imaginer, au rythme parfait, tout en ayant l'air d'un patient échappé de l'asile, décapitant des poupées Barbie sur ses cymbales. Comme la phrase dit dans #6, give the people what they want! L'atmosphère était surchauffée au maximum quand Reginald Trigaux et Pierre Chevalier enlèvent leur chandail, pour continuer le concert torse nu. Et encore, Pierre Desassis torturait sa clarinette et son saxophone avec suprême intensité, Matthieu jouait sur son violoncelle ultra moderne avec une précision mécanique et maniaque. Et enfin, Roger, le maître, conducteur, guitariste et claviériste, qui a mené cette tornade auditive de façon magistrale, finissant le spectacle sur une note ELP/Who en faisant voler les guitares et faisant tomber les clavier au sol. Pas de frappeur de tuyau en kilt cette fois-ci... Même une grenade n'aurait pas autant dévasté l'audience, qui a offert de longs et bruyants applaudissements. Les gens étaient ébahis, traumatisés! Roger et ses collègues ont joué une bonne partie de #6 et quelques pièces de High Infidelity, et bien sûr, quelques classiques de leur vaste et généreuse discographie. Un spectacle extraordinaire, saisissant, épuisant! Les membres du groupe restèrent pour parler aux fans et signer des autographes. J'ai fait signer une photo du groupe par tous les membres, et j'ai fait signer par Dave un de ses bâtons amochés. Que de beaux souvenirs! Les ventes de leur CDs étaient très bonnes, certaines personnes achetant trois ou quatre de leur CDs à la fois. L'album Parade de Miriodor était un très bon vendeur aussi, j'en ai ramassé une copie qui sera écoutée et revisée pour une chronique future de mon site, qui sera intitulée «CD écoutés»...
FIN DE SOIRÉE AU RESTAURANT
Après avoir tout démonté et emballé tout l'équipement, il était près d'une heure du matin, et tout le monde avait faim, Francys L'Espérance, le gérant, directeur de scène et ingénieur de son du Lion D'Or nous a suggéré un petit restaurant sur la rue Sherbrooke qui est ouvert toute la nuit et tous se dirigèrent à cet endroit pour un repas de fin de soirée. J'étais là, vers 2h00 avec les membres de Present, Jerry, Denis et Francys, partageant un bon repas et une bouteille de vin. Un moment privilégié pour un fan! Après avoir déposé Udi et Reggie chez moi, l'ai déposé Jerry chez lui, pour finalement retourner chez noi vers 3h00... J'étais tellement fatigué que j'avais de la difficulté à garder les yeux ouverts pendant que je conduisait!
Le lendemain, on s'est tous réunis à un petit restaurant près de chez Jerry pour un bon déjeuner, et après de chaleureux au revoirs, j'ai mené les deux camionnettes sur le pont champlain vers la I87/États-Unis et après un dernier salut, je suis retourné chez moi. Quelle expérience! Quelle aventure!
REMERCIEMENTS
Encore une fois, plusieurs personnes à remercier pour le succès de cet événement. Merci à Francys L'Espérance et l'équipe entière du Lion D'or pour leur professionalisme et l'excellente qualité du son et du jeu de lumières. Merci à Serge pour nous avoir donné un bon coup de main avec le transport et d'être un chic type sur lequel on peut compter. Un gros merci du coeur à Pascal, Rémi, Nicolas, Bernard, Chantal et Marie-Chantal du groupe Miriodor pour leur saisissante performance, nous sommes privilégiés qu'ils nous aient encore offert tout leur talent et générosité. Et bien sûr, Roger, Réginald, Martine, Pierre et Pierre, Matthieu, Dave, Keith et Udi du groupe Present pour être venu de si loin et s'avoir fait le dernier spectacle de leur tournée 25e anniversaire à Montréal, ce fut vraiment apprécié et nous avons été ébahis par leur spectaculaire performance. Enfin, merci aux fans qui supportent la musique RIO, ce style musical brillant mais tant mécompris.
Cliquez sur l'icône ci-dessous pour quelques photos de Present au Lion D'Or.

texte par Robert Dansereau 27/07/2005
27 juin 2005
Panorama à La Place à Côté
Le samedi 25 juin à la Place à Côté, le groupe montréalais Panorama, nous a présenté un brillant spectacle-hommage à Arena, Pendragon et Marillion... Quelle belle soirée de musique progressive. C'est bien dommage que les fans de cette musique n'étaient pas au rendez-vous ce soir-là! En effet, Panorama a débuté son spectacle vers 22h00 devant une très modeste foule d'environ trente personnes. Je dois admettre que j'en était bien choqué et frustré. Le groupe Panorama est composé d'excellents musiciens, passionnés de musique progressive, les cinq membres du groupe étant Claude Cossette aux claviers, Martin Thibodeau à la basse et au chant, Luc Gervais à la guitare et au chant, Alain Clément à la batterie et enfin Stéphane Parent, au chant, aux claviers et aux percussions. Ces musiciens enthousiastes ont formé Panorama dans le but de faire connaître au gens les trois groupes progressifs britanniques légendaires que sont Arena, Pendragon et Marillion selon Stéphane, chanteur de la formation. Leur spectacle était composé des pièces suivantes: As Good as Gold et Paintbox de Pendragon, A Crack in the Ice de Arena, Bitter Suite et Easter de Marillion, Elea de Arena, World's End de Pendragon, Solomon de Arena, Out of This World de Marillion, Serenity et Butterfly Man de Arena, Season's End de Marillion, puis en rappel, ils ont joué Sirens de Arena et une de leur propres composition, la chanson éponyme du groupe, Panorama (une pièce absolument brillante!). Même devant cette audience bien peu nombreuse, les gars y on donné leur 100%, un spectacle théatral, avec costumes, effets spéciaux et tout, sans toutefois aller dans l'excès. Un spectacle tout aussi agréable pour les oreilles que pour les yeux. Luc était simplement époustouflant à la guitare... quel formidable guitariste, ce type là! Une perle rare! Martin, le géant à la voix douce, était impeccable sur sa basse cinq cordes (maintenant un standard parmi les groupes progressifs), Claude, maître des claviers, nous a impressionnés avec son jeu fluide et sa vaste collection de claviers (huit en tout), Alain, gardien du rythme à la batterie, montrait bien son talent, passant du Arena au Marillion et au Pendragon avec facilité. Et que dire de Stéphane, chanteur à la voix versatile, multi-instrumentaliste, le parfait "showman"! Quel talent! Pour un amateur de progressif qui n'est pas familier avec ces trois grand groupes, ce spectacle était en effet une parfaite intro au néo-prog britannique contemporain! Bravo les gars, un show du tonnerre! Quelques photos du spectacle seront ajoutées à cette page sous peu.
texte par Robert Dansereau 27/06/2005
6 juin 2005
Les Flower Kings au Medley à Montréal, 2 juin 2005
et au Cabaret du Capitole à Québec, 1er juin 2005
Pardonnez-moi à l'avance si cet article est long, mais j'en ai bien a dire sur la tournée canadienne des Flower Kings. Ça va être comme si vous-y étiez!
Comme bien d'entre vous le savez, l'équipe ProgLands/ProgMontréal a organisé le spectacle à Montréal et a aidé dans la production de celui de Québec. Une immense responsabilité pour nous, ultimes fans du groupe. Jerry et moi avons tout fait pour que le spectacle se déroule sans encombres, depuis janvier au moment où je suis entré en contact avec Roine pendant qu'il planifiait la tournée nord-américaine. Finalement, mardi matin, tout a commencé quand on s'affairait aux dernier petits détails du spectacle du Medley. Bob Snyder, directeur de tournée des Flower Kings, nous appelle pour confirmer que tout s'était bien déroulé aux douanes et qu'ils se sont rendus sans encombres jusqu'à Québec, j'&