SECTION ARCHIVES - 2008

CRITIQUES ET COMPTE RENDUS DES SPECTACLES À MONTRÉAL (et un peu partout ailleurs!)


4 décembre 2008
TSO au Centre Bell: une revue
Poursuivant la belle tradition du temps des fêtes établie il y a de cela quelques années déja, le Trans-Siberian Orchestra étaient de retour à Montréal pour présenter leur féérique spectacle de Noël au Centre Bell le mercredi 3 décembre dernier. Ce spectacle est devenu un véritable phénomène avec les années, et une tradition du temps des fêtes pour plusieurs. C'est toujours chouette de voir la variété de gens qui assistent à ce spectacle, des forts gaillards vetus de cuir et de "studs" jusqu'aux hommes d'affaire en tenue de ville, des parents qui amènent leurs jeunes enfants jusqu'au jeunes qui amènent leur grand parents. TSO a vraiment réussi à rejoindre toutes les générations, tout un exploit pour un spectacle prog-métal!

Et après être en tournée pendant près de dix ans, le spectacle a évolué au cours des dernières années, ajoutant des effets spéciaux et un setlist légèrement différent. Parmi la pléiade de plus de 25 musiciens qui joignaient le fondateur de TSO Robert Kinkel sur scène, on retrouvait les chanteurs Steve Broderick, Danielle Landherr, les narrateurs/chanteurs Jay Pierce et Bryan Hicks, les guitaristes Chris Caffery et Alex Skolnick, le bassiste Johnny Lee Middleton, le batteur Jeff Plate, la claviériste Jane Mangini, la violoniste Anna Phoebe et bien d'autres.

Pour la première partie du concert, TSO présentent leur fabuleux spectacle de Noël, mettant en vedette les favoris tels que Christmas in Sarajevo 12/24, Mad Russian's Christmas, Christmas Canon Rock et First Snow, accompagnant les narrations de la voix profonde de Jay Pierce. Voyez cet extraordinaire clip Youtube pour avoir une idée pourquoi les gens reviennent voir ce spectacle année après année!

La seconde partie du spectacle comprend des pièces de musique classique assaisonnées à la saveur heavy métal, dont une version fracassante de
Carmina Burana de Carl Orff, une version littéralement flamboyante de la cinquième symphonie de Beethoven (avec des boules de feu et des lasers) et l'Ouverture de Figaro en plus d'autres classiques de Noël métallisés, tels que Wizards of Winter (popularisé par le fameux clip de Youtube) et Queen of The Winter Night mettant en vedette la merveilleuse vocaliste britannique Danielle Landherr. Au total, plus de deux heures et demie de divertissement captivant (Le spectacle a commençé un peu après 19h30, finissant vers 22h15).

Et autant que la musique est bonne, les effets spéciaux valent le prix d'admission à eux seuls! Des lasers et stroboscopes, en passant aux lance flammes et aux effets pyrotechniques, même de la neige! L'immense charpente mobile de projecteurs monte et descend, penche sur les côtés et en avant, le tout en un merveilleux ballet synchronisé. Spectaculaire... et vraiment impressionnant. C'est la troisième année que j'assiste à ce spectacle, et je l'apprécie de plus en plus. Fiez-vous à moi, ne manquez pas ce spectacle l'an prochain, vous ne le regretterez pas!



6 novembre 2008
Yes à Hamilton: une revue!
Voici une revue du premier spectacle de la tournée In The Present mettant en vedette le chanteur montréalais Benoît David. Le mardi 4 novembre, Steve Howe, Chris Squire et Alan White de Yes ont entamé leur tournée nord-américaine au Hamilton Place. La tournée marquait le 40 anniversaire du groupe britannique, mais le chanteur Jon Anderson n'a pu y participer en raison de problèmes de santé et fut remplaçé par le chanteur Benoît David, du groupe hommage montréalais Close To The Edge.

Une revue de Graham Rockingham du journal THE HAMILTON SPECTATOR (5 novembre, 2008)

«Ce spectacle avait un problème pour moi dès le départ.
 
En premier, il y avait les problèmes personnels. En fait, Yes était-il si impressionnant en 1971? Ou étais-je un adolescent facilement influençable?
 
À l'époque, nous cherchions quelque-chose de différent. Les Beatles étaient disparus depuis longtemps et les hippies de Haight-Ashbury retournaient à leur racines musicales.
 
Nous cherchions quelque-chose de nouveau, à nous, quelque-chose de gros, qui tournerait le rock en une forme d'art, quelque-chose dont on pourrait être fiers.
 
Yes remplissait toutes ces conditions. La musique était grandiose. Les paroles étaient insensées (est-ce que c'était vraiment des marmottes qui descendaient du ciel dans la pièce Roundabout?). Ça n'était peut-être pas mieux, mais certainement très différent de Crosby, Stills And Nash. Peut-être que Yes n'était que de la pacotille prétentieuse et surévaluée?
 
Il y a aussi l'héritage que Yes apporte. Nous avons Chris Squire, Steve Howe et Alan White qui commencent à être pas mal vieux. Ils voulaient absolument célébrer le 40e anniversaire du groupe avec une tournée, mais le chanteur Jon Anderson tomba malade. Ils ont décidé tout de même d'aller de l'avant malgré les protestations d'Anderson.
 
Et l'ultime blasphème, ils ont osé engager un artiste hommage inconnu de Montréal, Benoît David, pour le remplacer. Anderson en râla avec ardeur. Ils l'abandonnèrent et ont organisé une tournée sans lui. Le claviériste légendaire Rick Wakeman n'était pas fort à l'idée de partir en tournée, lui non plus. Ils ont donc engagé son fils, Oliver Wakeman. Oh Horreur!
 
Hier soir, toutefois, Squire, Howe et White ont prouvé que tout ça n'avait rien à voir avec la trahison, la prétention, la sensiblerie ou même l'argent. Ces gars devaient jouer la musique qu'ils étaient nés pour jouer. Il n'y avait pas d'avantage à attendre que Anderson guérisse. La musique était trop bonne, et ils était au sommet de leur talent.
 
Pourquoi ne pas prendre un gars comme David qui a prouvé hier soir qu'il pouvait chanter les contraltos aussi bien qu'Anderson à son apogée? Pourquoi ne pas prendre un gars qui ressemble à son père comme deux gouttes d'eau? Il a la musique dans les veines!
 
Howe et Squire sont des musiciens extraordinaires, aussi bons sinon meilleurs qu'ils l'étaient en 1971. Ils sont simplement l'un des meilleurs duos guitare/basse dans l'histoire du rock'n'roll. Et ils l'ont prouvé maintes fois hier soir.

Ils ont commencé avec Siberian Khatru, mon Dieu! Une vraie démonstration du jeu de guitare finement brodé de Howe et de la basse précise et détonnante de Squire.
 
Ils ont osé la transmuter en I've Seen All Good People, jouant agilement les arrangements complexes de la pause "ragtime" avant de se diriger droit vers Heart Of The Sunrise. Alors qu'ils finissaient avec la première partie du spectacle avec la suite Close To The Edge, l'audience était simplement ébahie. Les harmonies vocales étaient fantastiques. Il y a eu un solo de batterie de la part de White qui nous a fait comprendre pourquoi il était le batteur favori de John Lennon.
 
En 1971, nous n'avions rien à avoir honte. Hier soir, Yes a démontré que le groupe a résisté au passage du temps avec succès!»
 
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24 octobre 2008
ProgtoberFest 4: une revue
Une autre édition du meilleur petit festival qui mérite à être connu... Progtoberfest 2008 a été un succès malgré deux changements de programmation de toute dernière minute alors que Interférence Sardines et Talisma furent remplaçés par le groupe outaouais de musique psych / avant / drone / improv / acid folk Butterflies & Zebras en première partie et nos bons amis de Karcius qui ont fait trembler les murs de la Salle Jean Deprez à Gatineau!


toutes les photos par Yves Dubé ©2008
L'après-midi a commencé avec la prestation de Butterflies & Zebras, un groupe d'Ottawa inspiré à l'origine par les sons de Jimi Hendrix tout en ajoutant au mélange un peu de folk, free-jazz, blues et de musique du monde. Le groupe est composé de Norm Howard à la guitare électrique, Steve Northover aux guitares électriques et acoustiques et Ken Walker, aux instruments à percussion africains. Ils explorent des styles peu orthodoxes dans un contexte musical hors de l'ordinaire, avec deux guitares et des percussions, le tout en direct, sans boucles, un genre qui fut décrit de façon appropriée par le Ottawa Citizen comme étant du «Rock acide sans l'acide». Visitez leur page MySpace au http://www.myspace.com/butterfliesandzebras . Leur performance était hypnotisante, un hommage très psychédélique et numérique à Led Zeppelin et à tout ce qui s'apparente à la musique «ssssspatiale»! Steve utilise même un archet sur sa guitare acoustique, tel que Jimmy page le faisait sur la pièce Dazed and Confused. Un belle première partie et une bonne prestation, mais les longues pièces inspirées des Frippertronics étaient quelque-peu répétitives parfois.


toutes les photos par Yves Dubé ©2008
Ensuite, place à la prestation la plus anticipée du festival avec le groupe de Winnipeg Mahogany Frog, un jeune groupe très énergique qui joue un splendide mélange de alt-rock et de space jazz influencé par le Canterbury. Supportant la sortie de leur nouvel album
DO5 sur l'étiquette MoonJune records, le groupe est composé de Jesse Warkentin aux guitares et claviers, Graham Epp aux guitares, claviers et trompette, Scott Ellenberger àla basse et à la trompette et Andy Rudolph à la batterie, percussions, et bidules électroniques de toutes sortes. Leur spectacle était sensationnel! Ces jeunes multi-instrumentalistes talentueuxsautaient d'un instrument à l'autre en un battement de coeur, leur musique qui incorpore beaucoup de styles divers incluant le lounge, l'ambiant/expérimental en plus du jazz fusion et du bon vieux rock progressif classique, est parfois inspiré par les sons de Soft Machine, Djam Karet et Anglagard. Leur performance dynamique et intense incluait plusieurs pièces de leur nouvel album, et a vraiment fait lever la foule! Pour les amateurs du rock progressif vieille école, leur collection de claviers analogues classiques comprend des bijoux tel que le ARP et le Farfisa, et plusieurs de leurs albums sont disponibles à la fois sur CD et sur vinyle! Quel bon concert! Après leur prestation, les gars jasaient avec la foule dans le lobby, des chic types vraiment sympathiques qui ont apprécié leur après-midi à Gatineau tant sur scène qu'avec leur fans!


toutes les photos par Yves Dubé ©2008
Après le spectacle, nous avons étés à la résidence d'un ami pour la pause dîner. Greg et sa charmante épouse furent des hôtes exceptionnels et nous ont offert un repas délicieux en excellente compagnie. La maison de Greg est un véritable musée pour les amateurs de rock progressif, collectioneur avide d'art et de pièces rares, sa merveilleuse collection de lithographies de Roger Dean, Mark Wilkinson et Paul Whitehead en ferait pâlir plus d'un, et je ne mentionne même pas ses guitares autographiées, ses disques platine et son immense collection de CDs japonais mini-LP. Merci à Greg pour son hospitalité!


toutes les photos par Yves Dubé ©2008
De retour à l'auditorium, les organisateurs Mark et Gary nous ont offert quelques instants sur scène pour annoncer les groupes à venir à FMPM 2009, puis c'était le tour de Karcius, qui ont acceptés de substituer pour Talisma à la dernière minute. Ces gars-là sont infatiguables. Une prestation conçue pour le festival, différente de leur concert de lancement d'album. Captivante et énergique, leur performance exubérante a vraiment brassé la baraque solidement, avec un savant mélange de pièces provenant de leur trois CDs.


toutes les photos par Yves Dubé ©2008
Alors que la soirée tirait à sa fin, mes amis et moi décidèrent de quitter un peu plus tôt pour ne pas revenir à Montréal aux petites heures du matin... nous avons donc décidé de rester seulement pour quelques pièces de la prestation du groupe d'ottawa, les légendes du fusion Spyral Jones, qui se sont réunis à nouveau après de nombreuses années. De ce que nous avons vu, c'était un très bon spectacle de jazz-fusion élégant avec une touche folk, le violoniste et le joueur de vibraphone étaient simplement magnifiques.


toutes les photos par Yves Dubé ©2008
ProgtoberFest 4 a été un succès, à la fois côté musical et côté audience, et les organisateurs parlent déja de l'édition 2009, on y sera, ça c'est garanti!


20 septembre 2008
FMPM 2008, un succès!
Enfin de retour sur terre de toute l'adrénaline du weekend de FMPM 2008. Toute l'équipe est très heureuse et très fière de cette merveilleuse édition du festival. C'était tout autant un événement social qu'un brillant rassemblement de groupes de musique progressive aux tons des plus variés. Et la combinaison de toutes les critiques positives jusqu'à maintenant, les prestations brillantes de tous les artistes invités, et l'équipe très efficace de FMPM ont fait de cet événement un grand succès.


Photo de Francesco di Giacomo de Banco à FMPM 2008, ©2008 Oliver Postlewaithe

2009? Surveillez cette page pour toutes les nouvelles les plus fraîches à ce sujet!


20 septembre 2008
Karcius: lancement d'album au Saints
Les gars de Karcius sont de retour d'une tournée de la France qui fut couronnée de succès, culminant avec avec une prestation au prestigieux festival de musique progressive de Crescendo à St-Palais Sur Mer, en compagnie de groupes légendaires tels que Hawkwind et Cast le 23 août dernier, pour le lancement officiel de leur nouveau CD en Europe.

C'était donc avec beaucoup d'anticipation que tout le monde attendait le lancement officiel du nouvel album de Karcius, intitulé
Episodes à Montréal, devant leur fidèles disciples!

Je suis arrivé un peu plus tôt pour visiter la nouvelle salle, le Saints, situé au 30, rue Ste-Catherine ouest, à l'ancle de St-Laurent. Une belle salle propre et fraîche, avec une grande scène bien illuminée eu un système de son MONSTRUEUX! Dieu merci que j'avais amené mes bouchons d'oreilles! La foule commença à se former vers 21h, et à 22h, la salle était pleine!

Et bien sûr, les gars ont livré la marchandise avec beaucoup d'énergie! Les pièces jouées comprenaient l'album
Episodes au complet, en plus de quelques morceaux de leur deux autres albums, incluant la fulgurante pièce épique en trois parties Submersion / Sol / Combustion, Incident, Levant, Racines, A-0-14, Evolution, et pour le rappel, Purple King et Absolute Decadence. Les gars ont joué avec une ferveur inégalée. Leur nouvel album comprend de tout nouveaux arrangements musicaux et des sons inédits qui sauront réchauffer le coeur des vieux amateurs de rock progressif comme moi, tels que le mellotron et un quatuor de cordes! Simon était magnifique à la guitare, relançant Thomas à la batterie avec des duos complexes et syncopés. Dom et Mingan ont offert des solos fracassants et le son était si clair et intense que ça passait littéralement à travers vous!

Episodes est un album splendide, une belle addition à la collection de tout amateur de prog fusion, tout aussi captivant que le premier album Sphères, mais avec l'addition de textures et d'arrangements musicaux à la fois élaborés et audacieux. Ils se sont aventurés dans de tout nouveaux territoires et cela avec grand succès, livrant une nouvelle musique rafraîchissante et dynamique, un incontournable, quoi! Episodes est maintenant disponible chez tous les bons disquaires, sur l'étiquette Unicorn Digital.


30 juin 2008
Fish à Montréal: Une revue
Le samedi 28 juin, Fish, ex-chanteur de la formation Marillion et artiste solo réputé, a présenté un spectacle au National sur la rue Ste-Catherine devant une foule de 450-500 admirateurs enthousiastes. Le gentil géant écossais n'était pas venu au Canada depuis bien des années et les amateurs attendaient avec anticipation ce nouveau spectacle supportant son plus récent CD, the 13th Star.

Et ce fut une occasion magnifique pour l'un de nos excellents groupes locaux de se faire connaître. Jellyfiche présentait la première partie. Alors qu'ils se préparaient dans leur loge du National, les membres de Jellyfiche ont eu le plaisir d'avoir la visite de Fish, qui est venu se présenter à eux. Voyant les costumes de Syd sur la paterre, Fish mentionna qu'il a fait partie il y a très longtemps de cela, d'un petit groupe pour lequel il portait de nombreux costumes et maquillages!

À 21h, Jellyfiche monta sur scène. Leur prestation de 40 minutes était magnifique, il ont joué avec toute l'énergie et la passion qu'ils pouvaient rassembler... c'est pas à tous les jours qu'on a le plaisir de faire la première partie d'une légende écossaise telle qu'Oncle Fish! Les pièces jouées incluaient Tout Ce Que J'ai Rêvé, Les Arbres, Dans La Peau D'un Autre et La Cage Aux Vautours. Leur belle performance fut acclamée avec énergie par la foule et quelques membres de l'équipe de Fish furent très impressionnés par le brillant mélange de progressif psychédélique, folklorique et jazz fusion. Bravo les gars, un beau concert qui vous ont mérité de nombreux admirateurs!

Et puis vers 22h, c'était au tour de Fish. Quel personnage extraordinaire... la combination de son immense talent à titre de compositeur, son charisme et sa gentillesse, en ajoutant son sens de l'humour irrévérent, vous assurent une performance des plus divertissantes à coup sûr! Ses monologues humoristiques entre les chansons, quoiqu'un peu long parfois, étaient vraiment drôles (pour ceux qui pouvait comprendre son lourd accent écossais évidemment). Sa voix, même si elle n'est plus ce qu'elle était à l'époque de
Misplaced Childhood et Fugazi, est plus que compensée par son autorité monumentale sur scène et son intensité hypnotisante. Parmi les compositions jouées, il y avait quelques classiques de Marillion tels que Clutching At Straws et The Last Straw ainsi que de nombreuses pièces de ses divers albums solo tels que Slainte Mhath, Dark Star, Manchmal et Hotel Hobbies. Le guitariste Frank Usher était magistral, offrant des solos de guitare passionnés et des passages fulgurants! Le son était intense mais bien balancé, et la foule a adoré chaque moment!

Au comptoir de marchandises, il y avait beaucoup de t-shirts, de DVDs et de CDs, mais malheureusement, son plus récent album
the 13th Star était épuisé, ayant vendu toutes les copies à Québec la journée précédente. Avant le spectacle, Fish était au pub Brutopia de 18h à 20h pour une session d'autographes, et même s'il était fatigué, il signa patiemment tous les CDs, vinyles et t-shirts présentés à lui, jasant avec les fans à leur plus grand plaisir!

En gros, une soirée magique et une prestation fantastique de la part de la première partie et du programme principal! L'une de ces soirées inoubliables où les gens en ont eu pour leur argent et bien plus
!



6 juin 2008
The Musical Box au Centre Bell: Une revue
Le groupe montréalais The Musical Box a joué le vendredi 30 mai devant une foule énorme au Centre Bell. 6000 personnes, peut-être plus? Tout un pouvoir d'attraction pour un simple groupe hommage, n'est-ce pas? La raison est qu'ils sont exceptionnels, hors de l'ordinaire, et aucun groupe hommage de qui ou quoi que ce soit n'a jamais réussi à atteindre ce niveau de perfection., leur valant de nombreux disciples fidèles. Et quelle belle soirée remplie de magie ce fut...

Le spectacle commença vers à 20h avec la première partie, un jeune groupe très talentueux appellé Addicted Bones, qui nous ont offert une prestation fantastique. Leur musique peut être décrite comme étant une version prog rock énergétique de Loreena McKennitt, un mélange ingénieux de rock progressif et de musique alternative avec des thèmes celtiques/moyen-orient. Le groupe est composé de Annie Saumur au chant, Martin Robert aux guitares, Jonathan Moorman au violon, Serge Larouche à la basse et Frédéric Brossoit à la batterie. Ils ont joué avec beaucoup d'énergie et de passion pour ce qui a sûrement été une expérience extraordinaire, de jouer devant la plus grosse foule de leur histoire. Parmi les pièces jouées (toutes leur propres compositions), il y avait Dust, A Place You Go, Strange Thought, Waltz, Fearless et Where the Demons Feed. Jonathan nous a livré des solos de violon absolument éclatants, au grand plaisir de la foule qui s'est exclamée avec enthousiasme. La voix d'Annie était passionnée et émouvante. Le groupe fut récompensé par de chaleureux applaudissements bien mérités. Un excellent départ à cette belle soirée.
Notre photographe Claude Dufresne était sur place et a capturé d'excellentes photos de la soirée. Cliquez sur les images ci-dessous pour voir l'album photo:



Puis vers 20h45, c'était au tour de TMB. Le groupe est composé de François Gagnon aux guitares électriques et acoustiques, Sébastien Lamothe à la basse, bass pedal et aux guitares, Gregg Bendian à la batterie, percussions et chant, Dave Myers aux claviers et au piano et bien sûr, Denis Gagné au chant et à la flûte. Une prestation sublime. Les membres du groupe ont une fois de plus démontré leur immense talent et leur minutie rigoureuse, tout cela avec enthousiasme et exubérance. Denis Gagné, meilleur que jamais, nous a offert une prestation magistrale au chant. La portion Apocalypse in 9/8 de Supper's Ready était tout simplement époustouflante, la foule réagissant avec délire et émerveillement à ce passage fulgurant. Le son était excellent tout au long du spectacle, quoique j'ai remarqué qu'il devenait de plus en plus fort vers la fin du spectacle, au point où cela devenait un peu inconfortable... Connaîssant le spectacle par coeur, je savait exactement à quel moment me couvrir les oreilles alors que les effets pyrotechniques détonnaient bruyamment à la fin de Supper's Ready. La liste des pièces, typique des spectacles classiques de Genesis de cette époque, comprenait les pièces Watcher of The Skies, Cinema Show, Horizons, Firth Of Fifth, Dancing With The Moonlit Knigh, I Know What I Like, The Battle Of Epping Forest et Suppers Ready, avec The Knife pour le rappel. La foule a applaudi vigoureusement jusqu'à ce que les lumières éclairent l'auditorium.
Cliquez sur les images ci-dessous pour voir toutes les magnifiques photos capturées par claude Dufresne:



Leur magnifique interprétation méticuleuse des spectacles de Selling England By The Pound de Genesis en 1974 était non seulement impeccable mais cette fois-ci, un peu nostalgique. En effet, le groupe va entreprendre un tout nouveau chapitre de son histoire alors qu'ils ont annoncé une tournée européenne du tout premier spectacle "post-Gabriel" avec The Trick of the Tail tour, qui devrait commencer à l'automne 2008. Cela veut dire que Denis cèdera sa place à titre de chanteur et leader charismatique du groupe. Je me demande bien qui assurera la relève?



11 avril 2008
Sabrina Paton avec Sébastien Cloutier d'Hamadryad!
Une soirée époustouflante nous fut offerte par Sabrina Paton et Sébastien Cloutier hier soir au Petit Medley alors que les deux présentaient un spectacle dans le cadre de leur baccalauréat universitaire, accompagnés par de nombreux musiciens talentueux de Montréal.

Le spectacle débuta vers 20h devant une salle comble, avec Sabrina Paton, cette jeune chanteuse toujours aussi belle et talentueuse qui nous présentait quelques-unes de ses propres compositions en plus de quelques classiques du monde du jazz et du rock. Accompagnée par Simon L'Espérance à la guitare, Carlo Birri à la basse, Dominic Cloutier à la batterie et Cédric Soucy aux Claviers, Sabrina interpréta six de ses compositions co-écrites par Cédric Soucy dont Stained, In times of need, It came, So you're moved on, Illusion et I'm gone, poursuivant cette fois-ci avec Sébastien Cloutier aux claviers avec l'audacieuse pièce How high the moon, popularisée par l'éternelle Ella Fitzgerald, puis Twisted, pour finir avec le joyau de la soirée, Since I've been loving you de Led Zeppelin. La voix remplie de passion, elle nous a fait passer par toute la gamme d'émotions, des compositions douces et mélancoliques, au standards jazz enjoués et enfin à cette explosion d'énergie, d'exaltation et de fureur qu'était son interprétation du classique de Zeppelin. Magnifique!

Puis après une brève intermission, c'était au tour de Sébastien Cloutier, claviériste émérite d'Hamadryad, de nous présenter sa prestation. Pour la première partie, Sébastien était accompagné par François Larouche et Simon L'Espérance aux guitares, Carlo Birri à la basse et Nicolas Turcotte à la batterie. Il débuta avec une version fracassante de Do U Tango de Karmakanic, Étude Salsique de F. Marcaurelle, puis un medley monstre composé de plus de 17 compositions, dont Genesis, Dream Theater, A.C.T., Mahavishnu Orchestra, Mr. Bungle, Gentle Giant, Chick Corea et bien d'autres, pour conclure avec Bounty Hunter de Estadasphere. Le temps de déplaçer quelques micros et quelques lutrins et c'était la deuxième partie, Sébastien étant accompagné cette fois par ses vieux camarades de route, J.F. Désilets, Denis Jalbert Et Yves Jalbert. Les quatre nous présentèrent une courte prestation d'Hamadryad alors que le quatuor interpréta Pray my God, Amora Demonis et Polaroid vendetta, pour terminer la soirée en beauté avec une brillante interprétation de In the cage de Genesis. Sébastien démontra avec aise sa dextérité, sa subtilité et sa passion avec cette sélection de pièces qui ont su satisfaire les enthousiastes de progressif dans la salle. Sur la pièce Étude Salsique, en hommage à son mentor disparu, Sébastien nous offra quelques passages épatants, avec un Simon en grande forme à la guitare. Sur Do U Tango, Jonas Reingold aurait de quoi être fier de l'interprétation phénoménale de Carlo! Le fameux medley fut tel que décrit par Sébastien; décoiffant et des plus satisfaisants! Quelle bonne soirée de la part de nos deux lauréats et félicitations pour un examen pasé avec brio!



3 avril 2008
Joe Jackson au Métropolis
Le légendaire chanteur/compositeur britannique Joe Jackson a présenté un spectacle divertissant au Métropolis à Montréal le mardi 2 avril 2008. Ça faisait plus de 5 ans depuis sa dernière visite en ville, l'auditorium était donc bondé de fervents amateurs enthousiastes et impatients de le revoir. La soirée commença avec la première partie, assurée par le duo de guitaristes Mutlu. Une belle prestation de guitare acoustique d'une durée de 45 minutes, les deux compères jouant une série de jolies compositions folk/jazz avec de belles harmonies vocale et des mélodies accrochantes, pour un excellent début à cette soirée.

Puis, vers 21h, Joe Jackson monte sur scène. Une scène minimaliste et élégante avec Joe au grand piano, Graham Maby à la basse et Dave Houghton à la batterie, chaque musicien illuminé par un seul projecteur blanc. La foule applaudit chaleureusement alors que Joe entama le spectacle immédiatement avec son tube monstre, la pièce Stepping Out, suivi de plusieurs bonne pièces de son nouvel album
Rain, dont Invisible Man, Uptown Train, A Place in the Rain and Too Tough, entrecoupant ce nouveau matériel avec des pièces classiques telles que Is She Really Going Out With Him? What You Want, It's Different For Girls and On Your Radio. Quelle belle soirée! La qualité du son était impeccable, chose rare au Métropolis. La performance était dynamique et capivante, mis à part lors de la prestation de So Low, une pièce morne et mélancolique qui cassa quelque-peu le rythme du spectacle. Mais une surprise absolument délicieuse et inattendue au moment du rappel alors que Joe interpréta une version à tout rompre de Dirty Love de Frank Zappa, au grand plaisir de la foule en délire. Joe nous a offert un spectacle haut en dignité et en élégance, et même si ses cheveux blancs trahissent un peu son âge, son allure et sa musique sont aussi jeunes, rafraîchissantes et énergiques qu'à ses débuts à la fin des années 70, sa maîtrise et sa technique sont meilleures que jamais! Son style de pop raffiné et élégant est aussi pertinent aujourd'hui qu'il y a trente ans. Joe est un musicien véritablement unique et son oeuvre est intemporelle.

Un gros merci à Dominique de
GEG pour cette belle promotion et cette gentille invitation à une soirée inoubliable!



20 mars 2008
Jellyfiche au Lion D'Or
Le spectacle de Jellyfiche au Lion d’Or le mardi 18 mars 2008 en était un que j'attendais avec impatience. D'habitude, les concerts de milieu de semaine sont quelque-peu problématiques avec mon horaire chargé, mais je n'aurait manqué celui-là pour tout au monde! Cette performance marque le lancement officiel de leur premier album intitulé Tout Ce Que J'ai Rêvé. J'avais bien hâte de savoir quelles surprises les copains de Jellyfiche nous avaient réservés. Je peut dire avec enthousiasme que ne j'ai pas été déçu car c'était une prestation magnifique... je ne m'en attendait pas moins, en me basant sur la qualité exceptionnelle de leur spectacle acclamé lors de FMPM 2007. J'était très heureux de voir le Lion D'Or bien rempli d'une foule de plus de 150 personnes, l'atmosphère était vraiment électrique.

La soirée commença avec la première partie, le réputé pianiste classique André Delage, jouant les pièces classiques de Genesis au piano solo. André joua seulement trois pièces, One For The Vine, Firth Of Fifth et The Musical Box, pour un total d'une demi-heure hypnotisante qui lui a valu de longs applaudissements chaleureux de la part de la foule à la fin de sa prestation. André joua avec passion, tout en ajoutant un petit quelque-chose aux pièces classiques. Un excellent début à cette soirée.

Vers 20h30, c'est au tour de Jellyfiche, deux écrans de chaque côté de la scène avec des rétroprojections envoûtantes tout au long du spectacle. Le groupe nous présenta toutes les pièces de leur nouvel album dans l'ordre, incluant Tout Ce Que J'ai Rêvé, Les Arbres, Caché au Fond Plus Haut, Source Infinie, In Vitro, Dans La Peau D'un Autre, parts 1 & 2, La Fontaine et La Cage des Vautours/Liberté. Une performance sensationnelle de la part du très théâtral Syd, portant divers costumes représentant les divers thèmes des chansons. Leur musique très mélodieuse, psychédélique à certains moments, est inspirée des compositions d'Harmonium et des arrangements musicaux de Pink Floyd. La grande virtuosité des musicien est bien mise en évidence, que ce soit le délicieux jeu de claviers et de saxophone d'Éric Plante, ou de l'énergique jeu de guitare Gilmour-esque de Jean-François Arsenault ou encore du chant puissant et empreint d'émotion de Syd. Chapeau aussi à l'excellent bassiste Sylvain Auclair et Mathieu Bergeron à la batterie pour leur excellent travail d'accompagnement du trio. L'un des rares groupes de rock progressif à chanter en français, Jellyfiche réussit avec grand succès à ramener l'atmosphère glorieuse des années où Harmonium, Contraction, Morse Code, Maneige et Pollen dominaient l'antenne radio, tout en remplissant les auditoriums où ils jouaient. Quel spectacle stimulant, et quel privilège d'avoir vu ce groupe donner vie à cette belle musique devant nous! Si vous en avez la chance, ne manquez pas leur spectacles, ça en vaut vraiment la peine! Voyez les belles photos que notre ami Claude Dufresne a prises pendant le spectacle.

Un gros merci à Unicorn Digital et Sens Concept pour ce spectacle organisé avec brio et félicitations à Jellyfiche pour ce spectacle du tonnerre!
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15 mars 2008
Jon Anderson à Joliette
C'est toujours agréable de voir et d'entendre vos chansons favorites jouées devant vous par les artistes originaux qui les ont créées. C'était spécialement merveilleux lors de ce weekend alors que Jon Anderson, chanteur du légendaire groupe Yes et artiste solo prolifique, nous présentait les grands classiques de Yes et de sa carrière solo d'une manière des plus intimes, sur la scène de la Salle Rolland-Brunelle dans le cadre de sa tournée «Tour Of the Universe» de 10 spectacles à travers le Québec.

Après avoir quitté Montréal pour Joliette en fin de journée, j'arrive à l'auditorium alors que les gens arrivent petit à petit. Un gros merci à notre charmant hôte, l'organisateur de la tournée, Richard Beaucage, qui m'a permis de rencontrer M. Anderson avant le spectacle. Jon nous a acueilli chaleureusement dans les coulisses, et discutait avec enthousiasme avec les gens derrière le rideau, nous avons même eu droit à une courte session de «rap» alors qu'il chantait avec un jeune fan. Le spectacle débuta quelques minutes après 20h, Jon seul sur scène avec sa guitare acoustique, jouant toutes les pièces favorites de ses fans incluant Long Distance Runaround, The Revealing Science Of God, Owner of A Lonely Heart, And You And I, Close to the Edge, Yours Is No Disgrace, This Is, White Buffalo, Show Me, Standing Still, Your Move, Starship Trooper, ainsi qu'une prestation sensationnelle de la pièce State Of Independence avec des séquences pré-enregistrées pour l'accompagner. Pour le rappel, Jon nous offra Roundabout.

Un spectacle intime de la part d'un Jon Anderson animé et spirituel, qui a rapidement établi une relation avec l'audience avec son sens de l'humour. C'était la première date de sa tournée et il se remettait lentement d'une mauvaise grippe, on peut donc l'excuser d'avoir oublié les paroles de quelques-unes des pièces mais en gros, une prestation captivante et une sélection de pièces simplement délicieuse. A la fin du spectacle, Jon resta pour une session d'autographes où ses fans se sont fait photographier avec leur idole, et où le chanteur prenait le temps de jaser avec les gens qui amenaient des CDs, des DVDs, des vieux vinyles et des t-shirts à faire autographier. J'aurai le plaisir de le revoir dans quelques jours au théâtre St-Denis à Montréal! Encore une fois, merci à Richard pour cette belle soirée!





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