
26 octobre 2009
ProgtoberFest V: Une revue
Par Robert Dansereau
La cinquième édition de ProgtoberFest a eu lieu le weekend dernier à la salle Kailash Mital de l'Université de Carleton à Ottawa, et c'était définitivement la meilleure à ce jour! De la formidable tête d'affiche assurée par Nathan Mahl et mettant en vedette Guy Leblanc, jusqu'aux sons audacieux de fusion / avant garde de The Rebel Wheel, et du groupe mythique Orco Muto mettant en vedette le claviériste légendaire de Goblin, Maurizio Guarini jusqu'aux sons énergiques de space rock de la formation Ambisonic de Toronto, il y avait vraiment de quoi satisfaire tout le monde!
L'après-midi débuta quelques minutes en retard avec le groupe torontois Ambisonic: Un duo space-rock composé de Paul Barry à la batterie et au piano, et Erik Culp à la guitare, moog, et pédales Taurus. Ils se décrivent avec un brin d'humour comme étant «Une intense explosion instrumentale de groove-freakout-power-prog-sonique interprétée par deux gars qui se servent de tous leur membres!». C'était toute une performance! Paul est un batteur incroyablement talentueux et énergique, un prérequis des plus nécessaires pour les thèmes extrêmement rythmés de leur compositions. Malgré quelques pépins techniques et une cymbale fêlée, c'était une prestation dynamique avec beaucoup de basse tonitruante, de pédale basse détonnante et de belles harmonies. Ils ont très bien donné le ton à la journée entière! Écoutez leur musique sur leur page MySpace au http://www.myspace.com/spaceprog.
Un changement de dernière minute dans la programmation du festival alors que le groupe de Québec Red Sand n'a pu participer et a été remplacé par l'excellent groupe outaouais Rebel Wheel, qui jouent un brillant style de prog fusion avec des accents d'avant garde. Se décrivant comme étant un «rock aggressif et frénétique aux tempos déjantés et aux arrangements inimaginables», le groupe est composé de Aaron Clark à la batterie, Claude Prince à la basse et Angie MacIvor aux saxophone, au chant et aux claviers, et bien sûr, le guitariste acclamé David Campbell, qui travaillait fort ce soir, alors qu'il fait aussi partie de la formation de Nathan Mahl. Une performance splendide de leur part, comprenant un joli mélange de pièces de leur premier album Diagramma, en plus de nouvelles compositions de leur prochain album. ils ont aussi joué une fulgurante interprétation alterrnative de la pièce Cross-Eyed Mary de Jethro Tull qui m'a renversé! Un groupe vraiment fantastique, une prestation des plus agréables! Écoutez leur musique sur leur page MySpace au http://www.myspace.com/rebelwheel.
Puis c'était le temps de la pause dîner, alors que mes amis Yves, Tom, Warren et moi étaient invités pour une deuxième année consécutive par notre très bon ami Greg chez lui pour une merveilleux repas de cuisine Sechuan! Greg réside à quelques blocs de l'université de Carleton, nous avons donc eu amplement de temps pour savourer la bonne bouffe, les délicieuses bières et l'excellente compagnie... et nous étions de retour à l'auditorium juste à temps pour la prestation suivante.
Probablement le spectacle le plus anticipé de la soirée, le trio torontois Orco Muto met en vedette Maurizio Guarini, claviériste du légendaire groupe italien Goblin et la section rythmique du groupe canadien de métal/jazz, The Look People, avec Chris Gartner à la basse et le très coloré et original Great Bob Scott à la batterie. Bob arriva sur scène avec un costume blanc et un chapeau melon, accoutrement familiarisé par Malcom McDowell dans le film Orange Mécanique. Un rock progressif lourd, sombre et machiavélique, le groupe joua plusieurs standards de Goblin dont Zombi, Tenebrae, Dr. Frankenstein, Dawn of the Dead, Profondo Rosso, Suspiria, et avec quelques nouvelles compositions, dont Bone Slurry et Black Dog. Le format trio occasionnait l'usage de nombreux passages pré-enregistrés, mais les trois amigos était tout de même fort bien occupés sur scène, des glorieux solos d'orgue d'église de Maurizio, en passant par les singeries hilarantes de Bob aux percussions alors qu'il portait un masque de la créature du lagon, et des tonalités hypnotisantes de Chris à la basse. Un prestation d'un calibre inégalé... wow! On ne peut trouver meilleur groupe pour s'agencer au thème de ProgtoberFest!
Et enfin, la soirée arrive à sa conclusion avec la tête d'affiche, le groupe outaouais, et artiste sur l'étiquette Unicorn Digital, Nathan Mahl avec leur merveilleux style de prog fusion inspiré par le Canterbury et mettant en vedette Guy LeBlanc aux claviers, chant et flûte, Guy Dagenais à la basse et au chant, Alain Bergeron à la batterie et David Campbell aux guitares et au chant. Le quatuor présenta des compositions de leur splendide nouvel album Exodus, en plus de pièces classiques des albums Shadows Unbound, la trilogie Heretik, et même de leur premier album Parallel Eccentricities. Guy était en pleine forme, portant un costume similaire à celui d'un pirate... aarr, matey! ...et offrant de nombreux solos de claviers fulgurants, il nous joua même une pièce jamais présentée en public auparavant, When all was well, sortant sa flûte à bec pour l'occasion. Le groupe termina sa prestation avec la merveilleuse pièce épique Carpe Diem. Quelle belle conclusion à la soirée! Écoutez leur musique sur leur page MySpace au http://www.myspace.com/nathanmahl.
Un gros merci encore à notre hôte, Mark Keill, et à toute l'équipe du festival, pour avoir entretenu cette belle tradition automnale qu'est ProgtoberFest!
3 octobre 2009
Jelly Fiche et Vecteur K
à l'Espace Dell'Arte: Une revue.
par Robert Dansereau
L'un des groupes les plus talentueux et originaux de la scène progressive québécoise, Jelly Fiche a habilement démontré à nouveau ces deux qualités à l'Espace Dell'Arte le 2 octobre. C'était ma première visite à l'Espace Dell'Arte, situé au coin de St-Laurent et Jean-Talon, une très belle salle avec une grande scène, un plafond élevé et une acoustique impeccable. Une foule respectable de plus de 50 personnes s'est réunie pour cette soirée de rock progressif francophone.
Le concert a commencé avec Vecteur K en première partie, un groupe populaire de prog rock de la région de Montréal. Le groupe est composé de Marc-Antoine Sauvé aux guitares, Éric Cournoyer à la batterie, Jean-François Bernard aux claviers, Benoit Dalpé à la basse et Marc-André Noël au chant et aux guitares. Ils ont joué une bonne portion de leur récent album, La Peur du Désert. Ils font partie d'une minorité de groupes prog qui écrivent leur paroles en français, ce qui est admirable... des musiciens très talentueux! Un spectacle énergique, soigné et captivant, qui a mis le ton au reste de la soirée.
Puis ce fut le tour de Jelly Fiche. L'un des ensembles de rock progressif contemporain les plus respectés de la région de Montréal, le groupe est composé de Syd au chant et aux guitares, Jean-François Arsenault aux guitares, Mathieu Bergeron à la batterie, Sylvain Auclair à la basse et le très versatile Sébastien Cloutier (d'Hamadryad) aux claviers, en remplacement de Eric Plante, qui est en tournée en ce moment avec l'orchestre du Cirque du Soleil. Ils ont joué le matériel de leur phénoménal premier album Tout ce que j'ai rêvé, dont la pièce éponyme, Les Arbres, Caché au Fond Plus Haut, In Vitro, Dans La Peau D'un Autre, parties 1 et 2, La Cage des Vautours, et une belle surprise pour tous, quatre nouvelles compositions de leur prochain album, dont la pièce épique L’Autre Monde, Genèse, Les Amants de la Guerre et Dualité.
La prestation était sublime, je ne m'en attendais pas moins de la part de ces merveilleux musiciens. Jean-François était intense, nous offant des solos de quitare furieux et délicieux, Sébastien déployant son exubérance énergique avec beaucoup d'enthousiasme, et donnant un son original au matériel de Jelly Fiche, Mathieu et Sylvain proposant une section rythmique précise et enjouée, et bien sûr, notre ami Syd, toujours aussi théatral et flamboyant, qui était en excellente forme! Pendant le rappel, la guitare acoustique de Syd cessa de fonctionner, Jean-François lui offrit promptement sa Gibson GS, donnant au groupe un look power rock assez original! Notre bon ami Hugues a capturé de nombreuses photos de la soirée.
En gros, on ne pouvait espérer une meilleure soirée que celà! Une prestation soplendide de la part de ces deux groupes, et une foule des plus satisfaites!
3 octobre 2009
Porcupine Tree au Métropolis: Une revue.
par Robert Dansereau
Il y a de ces spectacles qui restent marqués à jamais dans votre mémoire, et mardi dernier, la prestation tant attendue de Porcupine Tree / King's X n'a certainement pas été décevante. Alors que leur plus récent album, The Incident, a un style très différent du rythme incessant des albums In Absentia, Deadwing et Fear of a Blank Planet, Porcupine Tree ont réussi à transposer ce nouveau matériel dans un spectacle tout simplement époustouflant!
Je doit commencer en mentionnant un truc qui m'a vraiment irrité: Le fait que le spectacle était tellement populaire que les billet se sont vendus en grand nombre, bien plus qu'il auraient du en vendre pour la salle., au point ou tous les sièges au balcon ont été enlevés! Cette surprise désagréable et non annoncée m' fait haïr encore plus le Metropolis (que je n'ai jamais aimé d'ailleurs). Certaines personnes aux genoux et aux dos malmenés ont une certaine diffiulté à se tenir debout pendant plusieurs heures, ils font donc un effort d'arriver très à l'avance, et attendent à la porte à la grosse pluie pour s'assurer une place assise au balcon, mais voilà! surprise! pas de sièges! Aargh! Porcupine Tree est un groupe dont la popularité a augmenté grandement au cours des dernières années, il serait donc judicieux de la part des promoteurs de choisir un meilleur auditorium pour ce groupe la prochaine fois. Je doit par contre saluer le gérant et l'équipe de la salle qui ont été très conciliants, offrant un siège à ceux qui le demandaient.
La soirée commença avec King's X. Le fameux trio Texan est composé de DuG Pinnick à la basse et au chant, Ty Tabor aux guitares et au chant, et Jerry Gaskill à la batterie et au chant. Leur style original de rock a des accents progressifs et «southern rock», influencé par tout ce que vous pouvez imginer entre King Crimson et les Allman Brothers, en passant par des thèmes définitivement inspirés de Frampton. Le point fort de leur prestation fut leur interprétation fracassante de Over My Head. Pinnick est un vrai showman, énergique et exubérant, avec une basse détonnante qui va vous chercher jusqu'aux entrailles! Un très bon départ à cette soirée!
Pendant l'entracte entre King's X et Porcupine Tree, un gars passait un balai électrique vieux genre sur la scène... une image assez psychédélique!
Puis c'était le tour de Porcupine Tree. La foule pleine capacité a applaudi chaleureusement le groupe alors qu'il montait sur scène. La liste des pièces jouées comprenait la suite complète The Incident suite, suivie d'une pause d'exactement dix minutes pendant laquelle un chronomètre défilait le temps sur l'écran à l'arrière scène! la deiuxième partie de leur spectacle comprenait un bon mélange de compositions de leur quatre derniers albums, dont Start Of Something Beautiful, Anesthetize (extrait), Strip The Soul, .3, Normal, Mother & Child Divided, The Sound Of Muzak, Trains, la seule pièce pré-In Absentia étant Russia on Ice. Le groupe est simplement phénoménal à voir en spectacle, grâce aux animations vidéo hypnotiques créées par Lasse Hoile, qui les accompagnent tout au long de leur prestation, et ils n'ont jamais manqué de m'impressionner au plus haut point, offrant toujours un spectacle sans défauts, impeccable du début à la fin. Certains accusent le groupe d'être un peu statique et immobile pendant leurs concerts, si cela s'avère un peu vrai de la part de Edwin, Wesley et Barbieri, on ne peut pas en dire autant de la part de Wilson et Harrison qui sont très énergiques et dynamiques sur scène... on a même eu droit à un trour de magie avec une serviette de la part de monsieur Gavin Harrison au beau milieu de la pièce Trains!
L'inimitable Porcupine nous a offert un autre spectacle merveilleux et mémorable. Et je suis bien heureux de voir que ce groupe attire enfin l'attention qu'il mérite tant!
22 août 2009
Slippermen à La Place à Côté: Une revue
Slippermen a joué hier soir à la Place à Côté. Pour ceux qui ne sont pas familiers avec le nom, c'est un populaire groupe hommage à Genesis de la région de Montréal, qui joue le matériel des époques Gabriel et Collins de Genesis, jusqu'à l'album Duke. Formé en 2005 par le claviériste Marc LaFontaine, le groupe est composé de Réjean Arsenault à la guitare acoustique et électrique et pédale basse, Nicolas Beaudoin à la batterie, François Fournier à la basse, guitare acoustique et 12 cordes, pédale basse et au chant, Michel Sergi au chant, guitares et percussions et bien sûr, Marc LaFontaine aux claviers.
Le groupe a remarquablement évolué au cours des dernières années, et hier, ils ont présenté un spectacle solide avec une sélection merveilleuse de pièces classiques. Une prestation généreuse qui a duré plus de 150 minutes, comprenant parmi bien d'autres The Lamb Lies Down on Broadway, Fly On A Windshield, In The Cage, Carpet Crawlers, Firth of Fifth, Squonk, Behind The Lines, Eleventh Earl Of Mar, The Cinema Show, Afterglow, All In A Mouse's Night, Entangled, Fountain of Salamacis, Supper's Ready, The Musical Box et I Know What I Like. Le groupe a aussi joué pour la première fois deux pièces récemment ajoutées à leur setlist: Ripples et The Lady Lies.
Nicolas Beaudoin était intense à la batterie, souvent en duo avec François ou Michel sur le set de percussions, Réjean Arsenault était tout simplement brillant aux guitares, offrant des solos passionnés à certains moments, François Fournier était phénoménal... un musicien des plus talentueux, aussi confortable sur la basse que sur la guitare 12-cordes, ajoutant le chant et les percussions au mélange... et l'une des rares personnes à posséder un vrai moog Taurus une guitare shergold double-neck! Marc LaFontaine était excellent sur sa collection de synthétiseurs et de claviers classiques, démontrant sa dextérité sur des pièces comme In The Cage et Supper's Ready, et enfin, Michel Sergi nous a offert une performance brillante, passant fluidement du style vocal de Gabriel à celui de Collins, en ajoutant les percussions ainsi que son jeu de guitare 12-cordes.
Le spectacle aurait été parfait si ce n'était pas des petits pépins sonores, des feedbacks assourdissants, et d'un gars de son nouveau et inexpérimenté, en remplacement de dernière minute... mais en général, c'était une prestation énergique et divertissante. De la musique complexe et mélodieuse jouée par des musiciens passionnés! Merci pour le trip nostalgique, les amis, c'était génial!
23 juin 2009
Miriodor au Cheval Blanc
Une revue par Robert Dansereau
J'ai eu le privilège d'être au pub Le Cheval Blanc le vendredi 19 juin dernier pour le lancement d'album et première mondiale tant attendue du nouvel album de Miriodor, Avanti!
Le pub était rempli comme jamais, avec plus de 150 admirateurs enthousiastes, ce qui est beaucoup pour un petit club intime de ce genre. Le groupe monta sur scène vers 17h45 et joua pendant une heure... une heure de pur bonheur musical! Pour cette prestation exclusive, la formation était composée du quatuor principal, comprenant Bernard Falaise à la guitare, Pascal Globensky aux claviers, Nicolas Masino à la basse et Rémi Leclerc à la batterie, en compagnie de tous les musiciens invités lors de l'enregistrement de l'album: Pierre Labbé au saxophone baryton, Marie-Chantal Leclair au saxophone et Maxime St-Pierre à la trompette.
La liste des pièces comprenait plusieurs nouvelles pièces dont Avanti, Écart-Type, Bolide Débile, À Déterminer, Envoûtement, et ils ont terminé le concert avec des pièces familières, dont Scarabée (de Parade) et Toutes Proportions Gardées (de Mekano). Un spectacle magnifique de la part de tous les musiciens, Bernard était phénoménal comme toujours, offrant des solos de guitare fracassants, Rémi était fantastique à la batterie, précis et intense, le versatile Nicolas à la basse et au piano proposait des rythmes transcendants et époustouflants, Pierre, Maxime et Marie-Chantal saupoudraient la prestation entière de passages merveilleusement pertinents aux instruments à vent, et bien sûr Pascal, le brave meneur de cette fascinante tornade avant-garde, offrant un jeu de claviers astucieux, talentueux et hypnotisant!
En 2005 alors que Parade était lancé, les gens étaient émerveillés par l'immense virtuosité de Miriodor et l'originalité de leur musique, en pensant que cet album était leur plus grande réussite, et que ça serait difficile d'aller au-delà de cette oeuvre, en effet, comment surpasse-t-on la perfection? La réponse à cette question mes chers amis, est Avanti!
Ce nouvel album sera savouré par les amateurs de musique actuelle/avant-garde parce que c'est véritablement un petit bijou, impeccable de la première à la dernière note. Avec une qualité de production irréprochable et sept compositions brillantes et stimulantes, Avanti! est un incontournable dans toute collection, pas seulement celle des amateurs de Miriodor!
5 avril 2009
Mystery au Centre Bell, avec The Musical Box: Une revue!
Par Robert Dansereau
Le groupe montréalais Mystery a eu l'immense plaisir et l'occasion inespérée de présenter le spectacle de première partie pour l'illustre groupe hommage à Genesis The Musical Box vendredi dernier, le 3 avril, au centre Bell à Montréal, devant plus de 6000 personnes. Mystery, un mélodieux groupe rock progressif symphonique, a été fondé il y a plus de 23 ans, et c'était leur première prestation en plus de 10 ans, vous pouvez donc imaginer que c'était un retour sur scène des plus impressionnants pour eux!
Michel St-Père est le fondateur, compositeur et guitariste de Mystery et à la fin de 2007, il lança son 4ème album intitulé Beneath The Veil Of Winter's Face qui a reçu de nombreuses critiques élogieuses et a rapidement monté au palmarès et sur de nombreuses listes top 20. Nous retrouvons aussi sur cet album le nouveau chanteur de la formation, Benoît David, un vocaliste charismatique et talentueux qui chante aussi pour le groupe hommage à Yes, Close to the Edge, et qui a aussi eu le plaisir de chanter fin 2008 / début 2009 pour une vieille formation prog rock britannique mettant en vedette Steve Howe, Chris Squire, Alan White et Oliver Wakeman!
Avec le beau lien d'amitié et de soutien tissé entre l'équipe de FMPM et les amis de Musical Box (nous nous souvenons tous du duo inoubliable de Denis Gagné avec Peter Nicholls de IQ au FMPM 2007), c'était donc avec grande joie que nous avons appris que Mystery avait été invité à faire la première partie de TMB pour le spectacle du Centre Bell à Montréal. Dès ce moment, les membres de Mystery se sont affairés fiévreusement à pratiquer pendant deux mois pour pouvoir présenter un spectacle de première classe (voyez l'article ci-dessous portant sur la pratique de Mystery au début de mars).
La formation courante de Mystery est composée de Michel St-Père aux guitares, Steve Gagné à la batterie et au chant, Benoît Dupuis aux claviers et au chant, Dean Baldwin aux guitares et au chant, Francois Fournier à la basse, guitares, moog Taurus et au chant et enfin Benoît David en tête du groupe au chant. Michel a su s'entourer de musiciens exceptionnels et je peux vous dire que ce groupe, que ce soit en studio ou sur scène, est précis, sans fautes, dynamique et énergique! Le jour de l'événement arriva enfin et les gars arrivèrent au Centre Bell vers 15h. L'équipe technique du Centre Bell s'affaira alors à décharger leur camion et monter leur équipement pendant que les membres du groupe se réunissaient dans la loge pour se préparer pour la soirée. Les membres de TMB David Myers et Gregg Bendian visitèrent notre loge pour nous souhaiter un bon show!
Après un sound check pénible avec de nombreux problèmes techniques et de bogues électroniques, la scène était enfin prête et les portes du centre Bell ouvraient à 19h. Les gars retournèrent dans leur loge pour attendre patiemment jusqu'à 19h55 alors qu'ils se sont réunis derrière la scène. J'ai été m'asseoir derrière la console de son d'où le point de vue est idéal et à 20h précisément, le groupe monta sur scène pour la première fois en une décennie. Une courte prestation de 5 pièces seulement pour un total de 35 minutes, mais quelle occasion formidable pour eux de jouer devant plus de 6000 personnes!
Le spectacle était splendide et les gars ont fait un boulot du tonnerre, tous les papillons de dernière minute se sont envolés instantanément et ils ont joué avec le professionalisme et le talent pour lequel ils sont réputés. Le groupe joua As I Am, Queen of Vajra Space, Destiny?, Travel To The Night et The Preacher's Fall. La réaction de la foule était grandiose et bien méritée! Ils ont joué avec plein d'énergie et d'enthousiasme et le son était très bon malgré la courte prise de son, quoique le bass pedal et les claviers auraient pu être un peu plus forts dans le mix sonore.
Après le spectacle, beaucoup de compliments et de félicitations de la part de l'entourage des membres de Mystery, dont Jean-Philippe Major, Denis Jalbert et J.F. Désilets de Hamadryad, les photographes Ben Pépin et Claude Dufresne, ainsi que de la part des membres de famille des musiciens. Mystery a laissé une belle marque sur la foule de TMB alors que les ventes de CDs et de t-shirts étaient des plus vigoureuses! Tout un travail les gars, je suis fier de vous!
The Musical Box
Après le spectacle, la plupart d'entre nous retournèrent dans la salle pour assister à une bonne partie de la prestation de Musical Box. C'est un tout nouveau spectacle, présenté pour la toute première fois à Montréal par TMB, et radicalement différent de ce qu'ils ont présenté depuis les 17 dernières années. Ce concert de l'époque Trick Of The Tail était des plus spectaculaires, avec Denis Gagné interprétant habilement Phil Collins, accompagné de David Myers, Gregg Bendian, François Gagnon, Sébastien Lamothe et Marc Laflamme. Dans la tradition d'excellence de reproduire minutieusement tous les détails d'un concert classique de Genesis, c'était comme toujours un spectacle captivant, exactement ce que je m'attendais de la part de ces merveilleux vétérans de la scène.
La liste des pièces jouées comprenait Dance on a Volcano, Lamb Lies Down On Broadway, Fly on a Windshield, Carpet Crawlers, Cinema Show, Robbery Assault and Battery, White Mountain, Firth of Fifth, Entangled, Squonk, Supper's Ready, I Know What I Like, Los Endos et pour le rappel, le medley de It / Watcher of the Skies. La foule a applaudi avec enthousiasme, offrant de nombreuse ovations à la fin des pièces, en particulier la version fulgurante de Supper's Ready. Une autre prestation phénoménale de la part de TMB qui a conclu cette soirée magique. De bonnes photos des deux spectacles seront mises en ligne sous peu pour accompagner cet article. Bien des gens se méritent notre gratitude pour cette occasion incroyable, en particulier l'équipe de Musical Box, les gens de Groupe Gillett et tous les volontaires qui ont mis la main à la pâte pour faire de cette soirée un succès retentissant!
Pratique de Mystery à Varennes
Le dimanche 1er mars, j'ai été invité par Michel à assister à une pratique générale de Mystery aux studios de Varennes. J'étais familier avec plusieurs des membres du groupe; Michel est un ami de longue date et collaborateur de FMPM, Steve Gagné avait un groupe hommage à Phil Collins il y a quelques années et je l'ai connu à ce moment-là, j'ai rencontré François Fournier à divers spectacles de Slippermen et de Martin Levac, et j'avais rencontré Benoît David à quelques prestations de CTTE. C'était ma première rencontre avec le claviériste Benoît Dupuis et le guitariste Dean Baldwin.
Arrivant un peu en retard, le groupe était en pleine pratique, jouant la pièce As I Am de l'album Beneath The Veil Of Winter's Face. Dans l'intimité chaleureuse de ce grand studio rempli de claviers, d'amplis et de tambours, les talentueux musiciens jouaient avec brio, très précis et parfaitement synchronisés, Steve, François et Benoît chantant à l'unison, c'était tout simplement glorieux!
Michel est un guitariste immensément talentueux, le musicien à la voix douce laisse sa guitare crier pour lui! Benoît a une voix tellement extraordinaire, puissante et cristalline. L'autre Benoît maîtrisait ses claviers Korg et Yamaha avec grande dextérité, donnant vie aux merveilleuses harmonies et mélodies. François, un bassiste des plus versatiles, s'associe merveilleusement avec le batteur Steve Gagné pour créer une section rythmique impeccable et enfin Dean à la guitare, complémentait avec adresse les solos de guitare de Michel... Ils ont joué 5 pièces complètes, dont As I Am, Queen of Vajra Space, Travel To The Night, Destiny? et The Preacher's Fall. Puis c'était le temps d'une pause café ou nous avont discuté de tous les sujets dont les groupes hommage, la participation de Benoît avec Yes, les audiences de rock progressif, la bière, le fromage, le chocolat et j'en passe!
Après la pause, les gars retournèrent en bas pour jouer un autre set complet. Pendant ces longues répétitions, les gars brisent l'intensité avec quelques bouffonneries... Benoît chantant un medley hilarant de Living on a Prayer, Run Through the Hills et Love Is In The Air alors que Steve terminait toutes les pièces version polka, et injectant des passages de YYZ dans ses solos de batterie... tout un blagueur!
C'était un grand privilège de voir ces excellents musiciens dans leur élément, dans l'atmosphère relaxée et amicale d'une pratique, et une chose est certaine, ils était prêts pour le Centre Bell, et c'est garanti qu'ils feront vibrer les murs du Gesù en septembre prochain à FMPM ! Voici quelques images croquées lors de la pratique.
20 mars 2009
Les Strawbs au Café Campus: Une revue
Par Robert Dansereau
Les Strawbs étaient en ville vendredi dernier, le 6 mars, pour célébrer un moment formidable de leur existence, leur 40ème anniversaire à titre de groupe. Et c'était un grand privilège et un honneur pour l'équipe du FMPM d'organiser cet événement au Café Campus sur la rue Prince Arthur à Montréal.
Le spectacle tant attendu de la formation «électrique» classique des Strawbs comprenait Dave Cousins au chant et aux guitares, Chas Cronk à la basse, Rod Coombes à la batterie et Dave Lambert aux guitares. Accompagnant le groupe au poste de claviériste, Oliver Wakeman, fils du célèbre claviériste et ex-membre des Strawbs Rick Wakeman, et claviériste actuel du groupe Yes, prenant la relève pour John Hawken, maintenant à la retraite.
Les membres du groupe étaient très heureux de présenter une prestation très différente de leur brillante performance à FMPM en 2007. Bien sûr, la liste des pièces comprenait des classiques de l'ère Wakeman des Strawbs, dont Hangman et Sheep, en plus de quelques pièces de leur plus récent album Broken Hearted Bride ainsi que quelques favoris des fans provenant des albums Hero & Heroine et Bursting at the Seams, et même du matériel de l'époque très lointaine de Sandy Denny.
La salle était remplie à capacité, bien au delà de 300 personnes étaient réunies dans la grande salle du Café Campus (le dernier spectacle que j'avais vu à cet endroit était les Flower Kings en 2003). Nous étions très enthousiastes à l'idée que le spectacle était à guichets fermés dès la fin d'après-midi, malheureusement, nous avons même du refuser des gens à la porte. La mise en scène, la pratique et la prise de son se sont déroulées sans pépins et c'est donc à l'heure précise que le concert débuta: à 20h, notre collègue Stephen présentait avec fierté les musiciens légendaires sur scène.
Pour la première partie du spectacle, le groupe joua Lay Down, New World, The HangMan and the Papist, The Winter and the Summer, Sheep, Something for Nothing et Autumn. Après une entracte de 20 minutes, le groupe retourna sur scène et joua Tell me what you see in me, Broken Hearted Bride, Out in the Cold/Round and Round, Heartbreaker, The River/Down by the Sea, The Call to Action, ponctué d'un solo de batterie des plus énergiques, pour terminer la deuxième partie avec Hero and Heroine. Et pour le rappel suite à une longue ovation, les Strawbs ont offert Canada et Where is this Dream of my Youth.
Les quelques problèmes de son pendant la première partie furent rapidement résolus pour la deuxième partie. Le groupe se réchauffant pendant la première partie, explosa littéralement sur scène pendant la deuxième partie, au plus grand plaisir des admirateurs! À ma grande surprise, la voix de Dave Cousins était toujours puissante, l'illustre raconteur a connecté brillament avec l'audience avec ses narrations et ses aventures, Dave Lambert était intense et émotionnel à la guitare, offrant quelques passages hypnotisants. Rod Coombes et Chas Cronk démontrèrent ce qu'un vrai duo rythmique de vétérans expérimentés sait faire, et le p'tit nouveau, Oliver Wakeman, a dévoilé son immense talent et sa grande versatilité... son style, très différent de celui de John Hawken, s'est incorporé de façon admirable au reste du groupe, pas si pire pour un gars qui n'étais pas né alors que son père jouait cette musique! Il fait honneur à son paternel!
Après le spectacle, les membres du groupe offrèrent généreusement leur temps aux amateurs pour signer des autographes et jaser avec les gens émerveillés. Après 40 ans, ce groupe est toujours au sommet de sa forme, et les 320 fans qui ont vu ce spectacle ont apprécié chaque instant! La clé du succès de ce spectacle fut la belle collaboration entre FMPM et le Café Campus, avec le soutien de la brasserie Molson, en plus du haut profil de M. Wakeman à titre de claviériste de la tournée In The Present 2008-2009 du groupe Yes, et bien sûr, la longue histoire d'amour entre Montréal et les Strawbs.
Visitez la page album photo où vous trouverez de belle photos prises par notre ami Michel Parent, capturant l'énergie et l'essence du groupe.
4 décembre 2008
TSO au Centre Bell: une revue
Par Robert Dansereau
Poursuivant la belle tradition du temps des fêtes établie il y a de cela quelques années déja, le Trans-Siberian Orchestra étaient de retour à Montréal pour présenter leur féérique spectacle de Noël au Centre Bell le mercredi 3 décembre dernier. Ce spectacle est devenu un véritable phénomène avec les années, et une tradition du temps des fêtes pour plusieurs. C'est toujours chouette de voir la variété de gens qui assistent à ce spectacle, des forts gaillards vetus de cuir et de "studs" jusqu'aux hommes d'affaire en tenue de ville, des parents qui amènent leurs jeunes enfants jusqu'au jeunes qui amènent leur grand parents. TSO a vraiment réussi à rejoindre toutes les générations, tout un exploit pour un spectacle prog-métal!
Et après être en tournée pendant près de dix ans, le spectacle a évolué au cours des dernières années, ajoutant des effets spéciaux et un setlist légèrement différent. Parmi la pléiade de plus de 25 musiciens qui joignaient le fondateur de TSO Robert Kinkel sur scène, on retrouvait les chanteurs Steve Broderick, Danielle Landherr, les narrateurs/chanteurs Jay Pierce et Bryan Hicks, les guitaristes Chris Caffery et Alex Skolnick, le bassiste Johnny Lee Middleton, le batteur Jeff Plate, la claviériste Jane Mangini, la violoniste Anna Phoebe et bien d'autres.
Pour la première partie du concert, TSO présentent leur fabuleux spectacle de Noël, mettant en vedette les favoris tels que Christmas in Sarajevo 12/24, Mad Russian's Christmas, Christmas Canon Rock et First Snow, accompagnant les narrations de la voix profonde de Jay Pierce. Voyez cet extraordinaire clip Youtube pour avoir une idée pourquoi les gens reviennent voir ce spectacle année après année!
La seconde partie du spectacle comprend des pièces de musique classique assaisonnées à la saveur heavy métal, dont une version fracassante de Carmina Burana de Carl Orff, une version littéralement flamboyante de la cinquième symphonie de Beethoven (avec des boules de feu et des lasers) et l'Ouverture de Figaro en plus d'autres classiques de Noël métallisés, tels que Wizards of Winter (popularisé par le fameux clip de Youtube) et Queen of The Winter Night mettant en vedette la merveilleuse vocaliste britannique Danielle Landherr. Au total, plus de deux heures et demie de divertissement captivant (Le spectacle a commençé un peu après 19h30, finissant vers 22h15).
Et autant que la musique est bonne, les effets spéciaux valent le prix d'admission à eux seuls! Des lasers et stroboscopes, en passant aux lance flammes et aux effets pyrotechniques, même de la neige! L'immense charpente mobile de projecteurs monte et descend, penche sur les côtés et en avant, le tout en un merveilleux ballet synchronisé. Spectaculaire... et vraiment impressionnant. C'est la troisième année que j'assiste à ce spectacle, et je l'apprécie de plus en plus. Fiez-vous à moi, ne manquez pas ce spectacle l'an prochain, vous ne le regretterez pas!