CRITIQUES ET COMPTE RENDUS DES SPECTACLES À MONTRÉAL
(et un peu partout ailleurs!)

10 septembre 2010
Mahogany Frog au Club Lambi
Une revue par Robert Dansereau
Le groupe manitobain Mahogany Frog était en visite à Montréal le 9 septembre au Club Lambi dans le cadre de leur tournée de la Côte Est, alors qu'ils faisaient partie de la programmation du festival ProgDay en Caroline du Nord. Quand notre équipe a accepté de promouvoir le spectacle, nous n'avions que 2 semaines et demie pour en faire la promotion et laisser savoir à la communauté prog l'existence de cet événement. Mais peu importe, on parle des fabuleux Mahogany Frog et on ne pouvait simplement pas rater l'occasion de les avoir en ville!

Nous avons donc contacté le club Lambi, où le groupe avait déja joué il y a de cela quelques années, et le jeudi 9 était une date disponible. Nous n'espérions pas une grosse foule en raison du spectacle en milieu de semaine et du peu de temps pour promouvoir le show, mais l'audience d'à peine 30 personnes était tout de même décevante.

Par contre, Mahogany Frog était loin d'être décevant! La modeste foule en a eu pour son argent et a répondu avec grand enthousiasme! Le groupe est composé de quatre multi-instrumentalistes des plus talentueux: Jesse Warkentin aux guitares et claviers, Graham Epp aux guitares, claviers et trompette, Scott Ellenberger à la basse et trompette et Andy Rudolph, à la batterie/percussions et effets électroniques. La formation monta sur scène vers 21h pour une première partie d'environ 50 minutes, puis après une pause d'une demi-heure, retourna sur scène pour une deuxième portion de la même durée. Ces gars-là étaient en feu! De la plus délicate mélodie au feedback surchargé le plus agressif, le groupe était sur une lancée imparable, jouant leur pièces les plus populaires des plus récents albums, en plus de nouvelles pièces inédites de leur prochain CD.

Une prestation impeccable et fluide de la part des quatre compères, tassés au maximum sur cette toute petite scène avec autant d'instruments! Certains fans dansaient de façon exubérante devant la scène, alors que les vieux amateurs de rock progressif savouraient chaque note projetée en leur direction confortablement assis sur des tabourets à l'arrière. Créatif, imaginatif, captivant, intense et si bien exécuté, voilà votre concert typique de Mahogany Frog, les amis! Et une belle surprise... pour le rappel, les gars nous ont offert une version énergique de la pièce classique de Bubeck, Blue Rondo à la Turk! Absolument magnifique! Un conclusion partaite à une excellente soirée de divertissement de première classe.

Le club Lambi est un modeste auditorium sur le boulevard St-Laurent, mais avec un excellent ingénieur sonore qui a offert un son intense mais clair et bien balancé dans cette petite salle chaleureuse, et un propriétaire sympathique qui a fait un effort remarquable pour nous accomoder, nous reviendront à ce charmant petit club pour d'autres événements.

Un gros merci à tous ceux qui se sont déplaçés un jour de semaine pour cette prestation, je suis heureux qu'ils furent récompensés par un show du tonnerre! Et je tiens à remercier chaleureusement les membres du groupe pour leur énergie et leur engagement, Graham, Andy, Scott et Jesse, vous méritez beaucoup de respect pour votre dévouement et votre enthousiasme pur
.

Allez voir les excellentes photos capturées par notre ami Hugues Bergevin dans la section Photos de Concert. Johnson Cummins du Montreal Mirror a écrit un excellent article sur le spectacle.



12 juillet, 2010
Steve Hackett et Renaissance à la PDA
Une revue de concert par Robert Dansereau
Un seul mot peut décrire le spectacle auquel j'ai eu le plaisir d'assister à Montréal le 9 juillet 2010 mettant en vedette Renaissance et la formation éléctrique de Steve Hackett... magique!

De la merveilleuse sélection des pièces jouées par les deux groupe à la pléiade de musiciens exceptionnels, ce programme double à la Place des Arts à Montréal était l'un des événements «progressifs» les plus remarquables en ville cette année!

Renaissance était tout simplement superbe, Annie Haslam était en pleine forme et sa voix était céleste. Annie et Michael Dunford se sont entourés de musiciens des plus talentueux, dont Tom Brislin et Rave Tesar aux claviers et Dave Keyes à la basse, qui nous ont offert une prestation phénoménale qui comprenait plusieurs classiques, ainsi que du matériel de leur nouvel album EP
The Mystic and the Muse. Leur setlist: Prologue, Things I Don't Understand, The Mystic and the Muse, Running Hard, Carpet of the Sun et pour leur rappel, Mother Russia. Ils ont joué pendant une heure et furent récompensés par deux ovation chaleureuses de la part de l'audience à guichets fermés.

Puis au tour de Steve Hackett. Les mots me manquent pour décrire cette performance colossale. Le groupe monta sur scène à 21h30 et a entamé une version énergique de Mechanical Bride, immédiatement suivie de la pièce classique Everyday. J'était bouche bée, émerveillé par la grande vituosité du maestro et la perfection absolue de ce spectacle tant attendu. Un très haut niveau d'énergie et une chimie évidente de la part des membres de la formation, ajouté à l'excellent profil acoustique du Théâtre Maisonneuve et de l'impeccable travail de l'ingénieur de son, donnait comme résultat un concert particulièrement captivant et jouissif. La liste des pièces jouées comprenait les pièce classiques de la carrière solo de Hackett dont Ace of Wands, The Steppes, Emerald & Ash, Fire on the Moon, Serpentine Song, Spectral Mornings, Sleepers, Still Waters, en plus de quelques morceaux choisis de Genesis, comme la version surprenante de Blood on The Rooftops avec la portion vocale chantée par Gary O'Toole, une version des plus dynamiques de Los Endos, et bien sûr, Firth of Fifth au complet incluant l'intro au piano jouée par l'inimitable Roger King. Ils ont conclu le spectacle avec une vigoureuse version de Clocks avec un puissant solo de batterie tout simplement stupéfiant de la part de monsieur O'Toole!

L'équipée était complétée avec brio par le très original Nick Beggs, qui portait un robe en PVC (pas en cuir) et des lulus, mais qui était extraordinaire sur sa basse Rickenbacker et au Chapman Stick, la très jolie Amanda Lehmann aux guitares et au chant, ainsi que Rob Townsend aux saxophones et aux flûtes.

Les deux groupes ont généreusement visité le lobby après leur prestation pour signer des autographes et jaser avec leurs admirateurs. Une sublime soirée de rock progressif de première classe.

Voici quelques photos prises par Marc Lafontaine et moi, du spectacle de Hackett
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6 mai 2010
RoSFest 2010 - Une revue
Une revue par Robert Dansereau
Ma visite annuelle au Rites Of Spring Festival (RoSFest) en Pennsylvannie est devenue un rituel respecté au cours des dernières années et cette année ne faisait pas exception. C'est donc avec enthousiasme et anticipation que j'ai entrepris avec un ami le long périple en voiture de près de 12 heures de Montréal à Gettysburg en Pennsylvanie, le fameux site où Abraham Lincoln a prononcé le célèbre «Gettysburg address» et le lieu de la bataille la plus sanglante de la guerre civile en 1863. Un joli petit village que serait comparable à St-Sauveur mais sans les montagnes... Cet endroit est d'une importance historique majeure pour les américains.

À notre arrivée en fin de journée du vendredi 30 avril, nous avont eu juste le temps de nous enregistrer à nos hotels respectifs avant de se rendre en ligne droite au Majestic Thrater, un bel auditorium avec une belle acoustique, beaucoup d'espace pour les vendeurs au balcon, et entouré de jolis petits cafés, bistros, restaurants et pubs.

Premier sur scène, le groupe montréalais Mystery, qui a offert un spectacle magnifique, un parfait mélange du matériel de leur nouvel album, et de leur album précédent. Les nouvelles pièces sont excellentes, et étaient présentées sur scène pour la toute première fois. Une merveilleuse façon de commencer le festival!

Après un souper rapide au Lincoln Diner, c'était au tour de Pendragon. Ce fut une prestation tout simplement phénoménale! Nick Barrett est un guitariste incroyable! Ils ont joué tous les gros succès de Pendragon tels que Paintbox et Masters of illusion, en plus de toutes les pièces de leur nouvel album
Pure. C'était génial! Nick nous présenta le nouveau batteur du groupe, Scott Higham, un musicien des plus énergiques! Clive Nolan comme toujours, était impeccable aux claviers. Je dois admettre aves honte que je me suis endormi une ou deux fois pendant le spectacle, la balade de plus de 11 heures en voiture commençait à me rattraper.

Le spectacle de fin de soirée à l'hotel avec le groupe Days Before Tomorrow était certes des plus captivants, mais la majorité des gens étaient dans le lobby pour les retrouvailles et discutaient avec enthousiasme autour de quelques bonnes bières. De retour à l'hotel vers 1h45 car j'ai besoin de reprendre des forces pour la journée du lendemain.

Jour deux, un samedi ensoleillé et chaud, une journée magnifique. J'ai décider de passert outre du spectacle d'Ajalon à 11h00 pour prendre un bon petit déjeuner tranquille dans le centre-ville de Gettysburg.

Après avoir ratrappé le temps avec de bons amis, c'était au tour de Manning vers 14h. Guy Manning était accompagné d'un orchestre de sept musiciens et nous a offert un superbe concert. Que de variété dans sa musique, ses composition sont accrochantes et attachantes. À part quelques inconsistances dans le son (certains instruments étaient trop forts, d'autres presque inaudibles), la prestation était des plus satisfaisantes. et que dire de ce jeune guitariste, Chris Catling... wow! L'un des meilleurs guitaristes que j'ai eu le plaisir d'entendre depuis bien longtemps! Il joue avec beaucoup de coeur et d'âme!

Après le spectacle, j'ai découvert avec quelques amis un charmant petit pub irlandais, le GarryOwen pub, où l'on trouvait une très belle sélection de bières en fut, en plus un joli choix de vieux scotch, le tout avec une atmosphère des plus agréables. Les organisateurs du festival, George et Krista nous ont rejoint avec les membres de la formation Von Hertzen pour quelques verres. Je suis arrivé un peu en retard pour la prestation du groupe norvégien Gazpacho (j'ai manqué les 2 ou 3 premières pièces) mais j'ai trouvé leur spectacle très agréable et sympathique. Des jeunes très talentueux, avec du matériel original et captivant. La scène était baignée d'une lumière plutôt tamisée, et le groupe semble être un peu immobile sauf exception du chanteur, mais je m'arrête sur des détails car en gros, c'était une très belle performance.

De retour à nouveau au pub irlandais, cette fois-ci pour quelques verres et de la bouffe, en compagnie des amis du groupe Magic Pie, jusqu'à 21h alors que nous retournions à l'auditorium pour le spectacle tant attendu de Renaissance. Mon Dieu que c'était beau!!! Cétait tout simplement incroyable. Annie Haslam n'a rien perdu de sa belle voix cristalline, le show m'a véritablement ému aux larmes. Ouais, c'est kétaine d'avouer ça mais j'ai été honnêtement touché! Les impeccables musiciens qui accompagnaient Annie et Michael Dunford ont fait un travail du tonnerre, jouant tous les grands classiques de la formation dont Carpet of the Sun, Running Hard, Ocean Gypsy et Mother Russia. Extrèmement émouvant, puissant et harmonieux. Tom Brislin au piano était simplement exceptionnel, et l'un des mes points forts du weekend entier.

Quelle merveilleuse journée. J'ai été me coucher tôt car j'avais besoin d'être en forme pour le troisième jour.

Le dimanche était un peu nuageux, et ponctué de quelques averses entre les rayons de soleil. La journée commença avec le groupe d'Angleterre DeeExpus, une excellente formation. Malheureusement, le chanteur Tony Wright souffrait d'une forte laryngite et avait beaucoup de difficulté à atteindre les notes hautes... il était très triste et découragé pendant sa prestation, mais il a persévéré, alors que ses compères compensait au chant quand sa voix s'éteignait. Cette malheureuse situation, en plus des thèmes très damatiques de certaines de leur compositions, a donné un spectacle très émouvant. Même dans l'adversité, ils ont tout de même offert une prestation qui leur a valu une longue et chaleureuse ovation de la foule. Chapeau à ces musiciens et leur attitude que le spectacle aurait lieu à tout prix!

Il devait certainement avoir quelque-chose dans l'air parce que beaucoup de gens étaient affligés de gorges irritées et de sinus congestionnés...

Puis au tour de l'une de mes performances favorites du weekend, le merveilleux groupe américain Oblivion Sun, avec en tête deux des membres de la formation Happy the Man, Stan Whitaker aux guitares et au chant et Frank Wyatt au saxophone et claviers, accompagnés par Bill Plummer aux claviers et au chant, Bill Brasso à la batterie et Dave Hughes à la basse. C'était tellement bon de voir Stan en si bonne forme après avoir passé à travers ce terrible cancer qui l'a affligé il y a quelques années. La prestation était sublime. Le jeu de guitare de Stan est absolument phénoménal. Ce fut un plaisir total de la première à la dernière note. Ils ont présenté plusieurs pièces de Happy the Man en plus des pièces favoites de Oblivion Sun.

En fin de journée, nous avons eu droit à une performance des plus énergiques de la part de
Von Hertzen Brothers, qui était musicalement impressionnante, mais leur compositions n'arrivèrent pas à m'accrocher. Bien des gens ont trouvé le son TRÈS FORT et les bouchons d'oreilles furent très populaires pendant ce spectacle. Ils ont eu tout de même un accueil chaleureux de la part des festivaliers.

Et enfin, l'équipe du festival a gardé le meilleur pour le dessert, en nous offrant un beau gros morceau de Magic Pie. Le sextet norvégien vient tout juste de se remettre sur pied après ce terrible incendie dans le studio de Gilbert Marshall qui a tout détruit leurs instruments de musique et enregistrements il y a de cela un mois, ce fut donc une course contre la montre pour le groupe de trouver des nouveaux instruments, reprogrammer tous les claviers, et prendre le temps de pratiquer... mais malgré touts ces circonstances qui leur semblaient si défavorables, ils ont présenté un spectacle pratiquement parfait. Le groupe a joué toutes les meilleures pièces de leur deux formidables premiers albums, en plus de présenter de nouvelles compositions de leur prochain album, intitulé
The Suffering Joy, qui sera lancé sous peu. Le nouveau chanteur Eirik Hannsen a une voix magnifique qui s'adapte parfaitement tant au vieux matériel qu'aux nouvelles pièces, et c'est un raconteur hors pair en plus! Le groupe termina sa prestation avec l'excellente pièce de Gilbert, Motions of Desire, et entama une autre pièce mais se sont fait interrompre par l'administration de la salle qui a un couvre-feu très strict à 23h... Ce fut une conclusion merveilleuse à ce weekend des plus agréables.

Un grand merci du fond du coeur à George et Krista, et toute la fantastiquee équipe derrière RoSFest pour une autre production de première classe. De retour à la maison le lundi après un très long périple de près de 13 heures, mais tant de bons souvenirs
!



18 avril 2010
Tramp of the Century au Bar Chez Maurice
Une revue par Robert Dansereau
Le groupe hommage à
Supertramp montréalais, Tramp of the Century a joué au Bar Chez Maurice à St-Lazare le 17 avril dernier devant une salle comble. La première fois que j'assiste à un spectacle de Tramp of the Century, et aussi la première fois que je vais au Bar Chez Maurice et tout ce que je peux dire... c'est que ça en valait le déplacement!

Ces gars-là présentent un show formidable! Tous les grands classiques de Supertramp sont présentés de façon impeccable, avec une petite touche personnelle. Le sextet semble bien s'amuser sur scène et leur enthousiasme est communicatif, la chimie entre les membres du groupe se reflète bien dans leur jeu. La formation est composée Richard Guérard, guitariste et chanteur au resistre de Rick Davies, Bernard Baribeau au saxophone et à la clarinette, Claude Paré au piano au chant dans le registre de Roger Hodgson, Charles Bellerose à la basse et au chant, Nicolas Beaudoin à la batterie et au chant, et bien sûr leur chef-d'orchestre, Roger Leclerc au piano et au chant. Les deux chanteurs ont une excellente maîtrise du répertoire de Supertramp en plus d'avoir les tuyaux pour livrer la marchandise, et que puis-je dire de Charles, le bassiste, de loin le membre le plus exubérant et énergique de la troupe, qui avec Nicolas à la batterie, offre une section rythmique incomparable. Et un fantastique jeu de saxophone de la part de Bernard, qui impressionnerait Helliwell lui-même!


Cliquez sur les images ci-dessus pour une plus grande version - Photos ©2010 Robert Dansereau

Les pièces jouées comprenaient la plupart des grand succès du fameux groupe britannique, dont Bloody Well Right, It's Raining Again, Breakfast in America, Hide in Your Shell, Give A Little Bit, Goodbye Stranger, Asylum, Logical Song, Rudy, Gone Hollywood parmi bien d'autres, avec une courte portion acoustique comprenant Easy does it et Sister Moonshine pour finir avec un trio de pièces essentielles, Fools Overture, School et Crime of the Century.

C'était un concert passionnant et réjouissant, et définitivement sur ma liste de spectacles à revoir! Si vous avez la chance d'aller les voir, n'hésitez pas parce que c'est une soirée garantie de divertissement de première classe!



15 avril 2010
Emerson et Lake à la PDA
Une revue par Robert Dansereau
Les légendaires musiciens Keith Emerson et Greg Lake ont donné un spectacle au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts devant une audience à capacité de près de 1400 personnes le mardi 13 avril. Pour leur retour longuement anticipé à Montréal, ces deux vétérants du rock progressif proposaient «une soirée intime avec E & L», bien des gens s'attendaient à une prestation acoustique avec Keith au piano à queue et Greg à la guitare, mais c'était en fait quelque-chose de complètement différent.

Premier indice, les décors élaborés reproduisant une atmosphère de studio, et la collection complète de claviers de Keith, incluant le fameux moog modulaire, un monstre de plus de 9 pieds, et d'après l'un des techniciens de tournée, nécéssitant plus de 1.6 KW à lui seul! Ajoutez à cela quelques Korgs, Hammonds et deux amplis Leslie pour compléter la panoplie.

Les deux musiciens arrivèrent sur scène à 20h23 et furent accueillis par une longue ovation chaleureuse. Keith entama le spectacle avec un solo mélancolique au piano qui mena à la pièce de ELP From The Beginning. Ils ont présenté une belle sélection de pièces classiques de The Nice, King Crimson, le matériel solo de Keith et bien sûr, de Emerson, Lake and Palmer.

La liste des pièces jouées comprenait From The Beginning, I Talk to the Wind, Bitches Crystal, Barbarian, Take A Pebble/Tarkus, suivi d'une intermission de 20 minutes, puis au tour de C'est La Vie, avec Keith à l'accordéon, Prelude to a Hope (Keith Emerson), America/Rondo, puis les deux compères ont pris une petite pause pour répondre aux questions l'audience, alors que Greg et Keith discutaient de plans de tournées prochaines avec leur vieux camarade Carl, et ont signé quelques autographes pour certains fans comblés. Ils ont conclu le spectacle avec une version passionnée de Pirates pour revenir sur scène avec Lucky Man au rappel.


Keith et Greg pratiquent avant le spectacle

Après la petite alerte de laryngite de Greg il y a quelques jours, sa voix semblait très claire et robuste, et a réussi à nous transporter à la belle époque du groupe pendant les années 1970. Le jeu de clavier de Keith, quoique quelque-peu hésitant à certains moments, était des plus convenables, sachant qu'il a subi des chirurgies majeures au cours des dernières années à sa main, menaçant même sa carrière.


le fameux moog modulaire... un monstre!

J'ai eu le grand privilège d'assister à la pratique en après-midi, alors que les deux compères ont interprété Karn Evil, 1st Impression, Part 2, qui fut très agréable à entendre, mais qui fut malheureusement rayé de la liste des pièces à la dernière minute. Keith et Greg étaient en forme et semblaient très heureux d'être de retour à Montréal. Même si Keith a joué des milliers de fois devant des foules immenses, il avait quelques papillons avant le début du spectacle, mais dès qu'il fut sur scène, il était définitivement à l'aise et assuré! Le professionnalisme et la qualité de l'équipe technique, régie avec brio par notre ami Luc Maltais, génie de la scène et grand amateur de rock progressif, en collaboration avec l'impeccable équipe technique de Keith et Greg, ont assuré un spectacle de première classe, avec un son irréprochable. Un gros merci aux organisateurs, Kim et Stephen, pour nous avoir offert cette fantastique soirée qui a évoqué en nous les bons souvenirs de notre jeunesse!

Si vous avez pris des photos de cette belle soirée et voulez les partager, n'hésitez pas à m'envoyer un courriel et je me ferai un plaisir de les ajouter à notre album photo.



7 avril 2010
Karcius à La Place à Côté
Une revue par Robert Dansereau
Enfin de retour sur scène après plus d'un an de silence, le groupe montréalais Karcius jouait samedi dernier à la Place à Côté
en compagnie du groupe Myxomatosis en première partie, une soirée de divertissement de première classe!

La soirée débuta vers 21h30 avec une prestation énergique et précise de la part de Myxomatosis, un jeune et talentueux groupe montréalais qui joue un brillant amalgame de hard rock aux accents métalliques, de rock alternatif et de progressif. La formation est composée de Simon Brault à la basse, Alex Pelletier au chant, Marc Papillon à la guitare et Olivier Laroche à la batterie. Un excellent spectacle qui donna le ton à la soirée.

Puis au tour du menu principal de la soirée, à 22h30, Karcius monta sur scène pour offrir un spectacle puissant à la foule de plus de 70 personnes. Et ce spectacle marquait la première apparition sur scène à Montréal de Sylvain Auclair, le nouveau bassiste du groupe, qui joue aussi avec JellyFiche, Heaven's Cry et Lazarus Heart, un brillant joueur de basse, de chapman stick, en plus d'être un chanteur hors pair. Notre ami Simon a eu quelques pépins avec son ampli de guitare, mais a montré à la foule que son talent et sa virtuosité sont meilleurs que jamais! Mingan et Thomas se sont donnés à fond de train pendant toute la soirée. Le set comprenait plusieurs pièces du nouvel album en plus de quelques classiques des deux premiers albums saupoudrés çà et là. Et en fin de spectacle, une belle surprise inattendue alors que Sylvain entonna au chant une merveilleuse interprétation de la pièce Dogs de Pink Floyd!

L'ex-bassiste du groupe, Dominique, assistait au spectacle pour encourager ses vieux compères, en plus de s'occuper de la marchandise du groupe. Un formidable spectacle de la part des deux groupes en cette belle soirée de printemps, le 3 avril le plus chaud jamais enregistré!



26 octobre 2009
ProgtoberFest V: Une revue
Par Robert Dansereau
La cinquième édition de ProgtoberFest a eu lieu le weekend dernier
à la salle Kailash Mital de l'Université de Carleton à Ottawa, et c'était définitivement la meilleure à ce jour! De la formidable tête d'affiche assurée par Nathan Mahl et mettant en vedette Guy Leblanc, jusqu'aux sons audacieux de fusion / avant garde de The Rebel Wheel, et du groupe mythique Orco Muto mettant en vedette le claviériste légendaire de Goblin, Maurizio Guarini jusqu'aux sons énergiques de space rock de la formation Ambisonic de Toronto, il y avait vraiment de quoi satisfaire tout le monde!

L'après-midi débuta quelques minutes en retard avec le groupe torontois Ambisonic: Un duo space-rock composé de Paul Barry à la batterie et au piano, et Erik Culp à la guitare, moog, et pédales Taurus. Ils se décrivent avec un brin d'humour comme étant «Une intense explosion instrumentale de groove-freakout-power-prog-sonique interprétée par deux gars qui se servent de tous leur membres!». C'était toute une performance! Paul est un batteur incroyablement talentueux et énergique, un prérequis des plus nécessaires pour les thèmes extrêmement rythmés de leur compositions. Malgré quelques pépins techniques et une cymbale fêlée, c'était une prestation dynamique avec beaucoup de basse tonitruante, de pédale basse détonnante et de belles harmonies. Ils ont très bien donné le ton à la journée entière! Écoutez leur musique sur leur page MySpace au http://www.myspace.com/spaceprog.

Un changement de dernière minute dans la programmation du festival alors que le groupe de Québec Red Sand n'a pu participer et a été remplacé par l'excellent groupe outaouais Rebel Wheel, qui jouent un brillant style de prog fusion avec des accents d'avant garde.
Se décrivant comme étant un «rock aggressif et frénétique aux tempos déjantés et aux arrangements inimaginables», le groupe est composé de Aaron Clark à la batterie, Claude Prince à la basse et Angie MacIvor aux saxophone, au chant et aux claviers, et bien sûr, le guitariste acclamé David Campbell, qui travaillait fort ce soir, alors qu'il fait aussi partie de la formation de Nathan Mahl. Une performance splendide de leur part, comprenant un joli mélange de pièces de leur premier album Diagramma, en plus de nouvelles compositions de leur prochain album. ils ont aussi joué une fulgurante interprétation alterrnative de la pièce Cross-Eyed Mary de Jethro Tull qui m'a renversé! Un groupe vraiment fantastique, une prestation des plus agréables! Écoutez leur musique sur leur page MySpace au http://www.myspace.com/rebelwheel.

Puis c'était le temps de la pause dîner, alors que mes amis Yves, Tom, Warren et moi étaient invités pour une deuxième année consécutive par notre très bon ami Greg chez lui pour une merveilleux repas de cuisine Sechuan! Greg réside à quelques blocs de l'université de Carleton, nous avons donc eu amplement de temps pour savourer la bonne bouffe, les délicieuses bières et l'excellente compagnie... et nous étions de retour à l'auditorium juste à temps pour la prestation suivante.

Probablement le spectacle le plus anticipé de la soirée, le trio torontois Orco Muto met en vedette Maurizio Guarini, claviériste du légendaire groupe italien Goblin et la section rythmique du groupe canadien de métal/jazz, The Look People, avec Chris Gartner à la basse et le très coloré et original Great Bob Scott à la batterie. Bob arriva sur scène avec un costume blanc et un chapeau melon, accoutrement familiarisé par Malcom McDowell dans le film Orange Mécanique. Un rock progressif lourd, sombre et machiavélique, le groupe joua plusieurs standards de Goblin dont Zombi, Tenebrae, Dr. Frankenstein, Dawn of the Dead, Profondo Rosso, Suspiria, et avec quelques nouvelles compositions, dont Bone Slurry et Black Dog. Le format trio occasionnait l'usage de nombreux passages pré-enregistrés, mais les trois amigos était tout de même fort bien occupés sur scène, des glorieux solos d'orgue d'église de Maurizio, en passant par les singeries hilarantes de Bob aux percussions alors qu'il portait un masque de la créature du lagon, et des tonalités hypnotisantes de Chris à la basse. Un prestation d'un calibre inégalé... wow! On ne peut trouver meilleur groupe pour s'agencer au thème de ProgtoberFest!

Et enfin, la soirée arrive à sa conclusion avec la tête d'affiche, le groupe outaouais, et artiste sur l'étiquette Unicorn Digital, Nathan Mahl avec leur merveilleux style de prog fusion inspiré par le Canterbury et mettant en vedette Guy LeBlanc aux claviers, chant et flûte, Guy Dagenais à la basse et au chant, Alain Bergeron à la batterie et David Campbell aux guitares et au chant. Le quatuor présenta des compositions de leur splendide nouvel album
Exodus, en plus de pièces classiques des albums Shadows Unbound, la trilogie Heretik, et même de leur premier album Parallel Eccentricities. Guy était en pleine forme, portant un costume similaire à celui d'un pirate... aarr, matey! ...et offrant de nombreux solos de claviers fulgurants, il nous joua même une pièce jamais présentée en public auparavant, When all was well, sortant sa flûte à bec pour l'occasion. Le groupe termina sa prestation avec la merveilleuse pièce épique Carpe Diem. Quelle belle conclusion à la soirée! Écoutez leur musique sur leur page MySpace au http://www.myspace.com/nathanmahl.

Un gros merci encore à notre hôte, Mark Keill, et à toute l'équipe du festival, pour avoir entretenu cette belle tradition automnale qu'est ProgtoberFest!





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